Covid-19 : l’OMS met en garde plusieurs pays développés contre toute « complaisance » face aux défis à venir

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(FILES) In this file photo taken on December 04, 2020, production of Russia's Gam-COVID-Vac vaccine against Covid-19 registered under trade name Sputnik V, developed by the Gamaleya Research Institute of Epidemiology and Microbiology in coordination with the Russian Defence Ministry, at the facility of Russia's biotech company BIOCAD in Strelna outside Saint Petersburg. - The World Health Organization warned that vaccines were no magic bullet for the coronavirus crisis, as Russia started vaccinating its high-risk workers Saturday and other countries geared up for similar programmes. (Photo by Olga MALTSEVA / AFP)

Kinshasa, 04 janvier  2021 (ACP).- L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a mis en garde lundi, au cours d’une conférence de presse virtuelle, plusieurs pays développés qui ont entamé leur campagne de vaccination contre le nouveau coronavirus, et  contre toute « complaisance » face aux défis à venir, rapporte un communiqué de cette agence onusienne parvenu à l’ACP.

Face à cette nouvelle variante du nouveau coronavirus détectée au Royaume-Uni et en Afrique du Sud, l’OMS travaille actuellement « en étroite collaboration avec des scientifiques du monde entier ». Pour le monde scientifique et sanitaire, l’objectif est de « mieux comprendre toutes les mutations du virus et comment ces modifications affectent sa capacité à se propager ou à rendre les gens malades ».

Il s’agit aussi de voir « tout impact potentiel de cette nouvelle variante sur les tests, les traitements et les vaccins disponibles ». « Nous travaillons plus particulièrement avec des scientifiques du Royaume-Uni et d’Afrique du Sud qui réalisent des études épidémiologiques et de laboratoire, qui guideront les prochaines étapes », a rappelé le directeur générale de l’OMS, le Dr Tedros Ghebreysus.

Pour lui, « ce n’est que si les pays recherchent et testent efficacement que vous serez en mesure de repérer les variantes et d’ajuster les stratégies pour y faire face ». « Nous devons veiller à ce que les pays ne soient pas sanctionnés pour avoir partagé de manière transparente de nouvelles découvertes scientifiques », a-t-il fait valoir.

Le Dr Tedros Ghebreysus a souligné que la science est « le moteur des actions ».  Il a d’ailleurs tenu à remercier Londres et Pretoria d’avoir testé et suivi ces nouvelles variantes. Cela démontre « l’importance d’accroître la capacité de séquençage génomique dans le monde entier ». Cela signifie le partage rapide des informations épidémiologiques, virologiques et de la séquence complète du génome avec l’OMS, d’autres pays et des équipes de recherche, notamment par le biais de plateformes à source ouverte telles que l’Initiative mondiale sur le partage des données relatives à la grippe aviaire (GISAID). ACP/Kayu/Nig