Ituri : les ONG de défense des droits humains saluent  l’arrestation  de Roger Lumbala  par la justice francaise

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Bunia,07 Janvier 2021 (ACP).- Le coordonnateur de l’Ong Convention pour le respect des Droits-humains (CRDH), Gilbert Kasereka Sivamwenda a estimé jeudi que l’arrestation en France de Roger Lumbala par l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité est un signal fort à tous les seigneurs de guerre qui continuent à endeuiller l’est du pays en général et la province de l’Ituri en particulier.

Dans une interview accordée à l’ACP, Il a exprimé l’engagement de son organisation à collaborer avec la justice française pour l’identification de victimes des actes horribles qui ont été posés par les présumés miliciens de Roger Lumbala dans le territoire de Mambasa, dans le but a-t-il rassuré, de faire éclater la vérité avant d’émettre le voeu de voir d’autres personnes qui ont participé à l’opération dénommée “Effacer le tableau » soient également arrêtées.

Au cours de cette  opération, qui a eu lieu  entre l’an 2000 et 2003, a précisé Gilbert Kasereka Sivamwenda, plusieurs crimes auraient été commis par les hommes à Roger Lumbala notamment pillages systématiques, viol sur mineures, profanation de cadavres,  cannibalisme.

Le coordonnateur de cette organisation basée dans le territoire de Mambasa a aussi  plaidé pour une franche collaboration entre la justice française et celle de la République Démocratique du Congo pour l’arrestation d’autres complices de Roger Lumbala qui continuent à circuler librement.

De son côté, le  coordonnateur de  l’ONG de défense des droits humains, « Justice Plus » basée à Bunia, Xavier Maki qui se  félicité  aussi de cette arrestation, estime que c’est un véritable soulagement  pour les  victimes qui, depuis des années attendent réparation.

 Xavier Maki  appellent aussi les groupes armés encore actifs à l’est du pays à déposer les armes  dans la mesure ou  tôt ou tard ils seront rattrapés par la justice.

Pour lui l’activation du rapport Mapping de l’Onu est un mécanisme susceptible de dissuader d’éventuels criminels qui prennent plaisir de commettre les massacres à grande échelle.

Les faits reprochés à Roger Lumbala se sont déroulés entre 2000 et 2003 dans les provinces de l’Ituri et du Haut-Uélé, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC). A l’époque, Roger Lumbala était à la tête du Rassemblement congolais pour la démocratie-National (RCD-N), un mouvement rebelle soutenu par l’Ouganda voisin. Il avait tronqué son costume de chef de guerre pour devenir ministre du commerce extérieur. Impliqué dans des affaires de corruption et de détournements de fonds publics et suspendu de ses fonctions  par l’ancien président Joseph Kabila, en 2004, Roger Lumbala a su rebondir. Élu député en 2011, il rejoint la rébellion (M23). Ces derniers mois, l’ancien chef de guerre voyageait régulièrement entre Paris et Kinshasa. ACP/FNG/ZNG/Awa