15 janvier 1990 – 15 janvier 2021 : 31 ans les Congolais se sont  souvenus de la chanteuse Alfride  M’pongo alias M’pongo Love

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Kinshasa, 18 janvier 2021 (ACP).- 15 janvier 1990 – 15 janvier 2021, cela fait 31 ans depuis la disparition la chanteuse congolaise Alfride M’pongo alias M’pongo Love, décédée à Kinshasa, après plusieurs semaines d’hospitalisation aux Cliniques universitaires de Kinshasa, à l’âge de 33 ans.

A cette occasion, Mme Sandra Mpongo, fille biologique de la célèbre chanteuse, s’est rendue, vendredi,  hommage à sa défunte mère  par une descente  à sa tombe au cimetière de la Gombe, en compagnie  de quelques membres sa famille pour y déposer une gerbe des fleurs.

Sandra Mpongo a déclaré qu’à cette date précisément, elle organise des activités en rapport avec la disparition de sa défunte mère, en guise d’un devoir : celui d’honorer la mémoire de sa mère et de rappeler aux uns et aux autres  la grandeur du travail abattu par l’illustre disparue. « Ma mère fut une brave dame », a-t-elle souligné, avant d’ajouter que pour elle  rien ne peut empêcher l’homme d’avancer et d’aller plus loin. Avant sa mort, a révélé Mme Sandra Mpongo, « ma maman m’avait exhorté  de chanter toujours pour la gloire de Dieu ».

Les membres de la délégation ont exécuté au cimetière de la Gombe quelques morceaux choisis du répertoire  de M’Pongo Love tels que : « Ndaya », « Bakake » et tant d’autres. On a noté à cette cérémonie la présence du conseiller du Chef de l’Etat en matière de Culture, Eddy Lukuna, Mme Yolande Elebe, représentant le gouverneur de la ville de Kinshasa,  M. Chaka Kongo, représentant de l’ONG « Artistes en danger », les veuves et orphelins d’artistes congolais.

Qui était M’Pongo Love ?

M’Pongo Love, de son vrai nom Alfride M’Pongo Landu, était une chanteuse congolaise née le 27 août 1956 à Boma, sur la côte ouest de la RDC dans ville du Kongo Central, et décédée le 15 janvier 1990 à Kinshasa.

Elle était considérée, avec Abeti Masikini, comme les deux plus grandes dames de la musique congolaise moderne. Elle a laissé à 33 ans une œuvre majeure qui a eu un écho dans toute l’Afrique et continue d’émerveiller les mélomanes du monde entier. M’pongo Love chantait  en lingala et avec comme style musical  la Rumba. À 19 ans, elle prend pour nom de scène M’pongo Love et crée sous la férule d’Empompo Loway, son propre orchestre qu’elle nomme «  Tcheke Tcheke Love ».  Sa première chanson « Pas possible Maty » sortie en 1976, lui donne un succès époustouflant. Ainsi, le grand public est ému par cette nouvelle voix pure et limpide d’une jeune fille d’une grande beauté naturelle malgré son handicap physique.

D’un répertoire riche, M’pongo Love lance plusieurs chansons à succès notamment « Ndaya » et d’autres qui s’ensuivront rapidement telles que : « Kapwepwe», « Motayo », « Marketing International », « Koba », « Monama », « Mudizo ». Et, c’est la consécration de l’artiste.

Notons que toute la carrière musicale  de M’Pongo Love a été marquée par le courage d’une femme qui s’est intégrée dans la musique avec intelligence, talent et conviction et qui n’a pas vu en son handicap physique, un frein à son évolution artistique. Elle est devenue l’icône du courage et de l’engagement féminine. À travers son œuvre, les femmes vivant avec handicap ont appris à exploiter leurs potentialités naturelles et se sont affermies à travers le temps. Elle n’est plus seulement une star internationale, mais tout un symbole de l’émancipation féminine africaine et du courage dans l’engagement professionnel. ACP/Kayu/Nig