Le  DG de l’ONAPAC  dénonce le non payement des frais de prestation sur les produits agricoles  par les  membres de la FEC

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Kinshasa ,18 janvier 2021 (ACP).- Le Directeur général(DG) de l’Office national des produits agricoles du Congo(ONAPAC) ex-Office national du café(ONC), Guy Bompate Bo-Lounda, a dénoncé le non payement des frais de prestation sur les produits agricoles d’exportation par les opérateurs économiques membres de la Fédération nationale des entreprises du Congo(FEC) et de l’ASECAF(une sous branche qui travaille sous la couverture de la FEC) comme le prescrit la loi créant l’ONAPAC(ex-ONC), lors d’un entretien vendredi avec l’ACP .

Guy Bompate qui  plaide pour l’implication de la Présidence de la République et du gouvernement pour le respect de la loi en la matière  par les membres de la Fédération nationale des entreprises du Congo(FEC) et de l’ASECAF, a laissé entendre qu’un groupuscule de membres de la Fédération nationale des entreprises du Congo(FEC), une organisation privée foule au pied les lois du pays, et refuse de payer les créances et taxes dues à son institution.

Il  dénonce par la même occasion, l’exportation frauduleuse par ce même  groupuscule, des produits agricoles d’exportation  tel que le café et le cacao et autres  dans la partie orientale de la RDC avec la complicité de certains services de l’Etat. D’après lui, un terme peut être mis à ces exportations frauduleuses si les autorités décident de faire le premier pas en « insérant, dans la loi créant l’ONAPAC (ex-ONC), une disposition contraignante pour réprimer l’exportation frauduleuse des produits agricoles d’exportation ».

Guy Bompate est d’avis que cette action devra être suivie de la mise en place d’un mécanisme de contrôle plus rigoureux des opérateurs économiques présents dans ce secteur. Car « certains opérateurs économiques, membres de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) basés dans l’Est du pays (Nord-Kivu, Sud-Kivu et province Orientale) et à l’Ouest (Bas-Congo, Equateur et Kinshasa), ne s’acquittent pas de leurs obligations vis-à-vis de l’Etat par le payement des frais de prestation sur les produits agricoles d’exportation comme le prescrit la loi créant l’ONAPAC(ex-ONC). »

 

Il a révélé que récemment, plus de 600 tonnes de cacao ont  été exportés frauduleusement en Ouganda avec la complicité de certains services de l’Etat, avant d’ajouter qu’une fois arrivé en Ouganda, ce cacao change la nationalité  congolaise pour devenir un  produit d’origine ougandaise, et  être exporté en suite sous le label de l’Ouganda.

 

Le DG Bompate  soutient que le non payement des frais de prestation sur les produits agricoles par les membres de la FEC, prive  l’ONAPAC de ses sources de revus et l’empêche à remplir loyalement ses missions régaliennes lui confié par l’Etat, et aussi à respecter  les engagements  que la RDC a eu avec les Organisations internationales comme telles que l’Organisation internationale du café,  l’Organisation internationale du cacao  ainsi que l’Organisation   africaine du café pour  payer  ses  cotisations internationales.

L’ONAPAC, a-t-il dit, est un instrument de l’Etat congolais en matière de régulation  des produits agricoles dans le secteur industriel, d’où, sollicite-il l’implication de la Présidence de la République et du gouvernement pour le respect par les membres de la FEC des textes créant l’ONAPAC. « Je ne sais plus payer les travailleurs, notamment les jeunes  agronomes récemment embouchés pour la vulgarisation des cultures caféiers à travers les pays. Tous les  efforts que nous faisons chaque année pour le redressement du secteur café sont inhibés. L’Etat doit prendre toutes ses dispositions pour le respect des lois en vigueurs en RDC », a souligné en substance M. Bomptate.

Il a noté les efforts entrepris par le ministre de l’Agriculture pour le rendement du secteur agricole en RDC, avant de lâcher «  Notre ministre se défend très bien dans ce secteur, ce sont ses collègues ministres qui lui mettent les bâtons dans les roues. Ses collègues membres du gouvernement ne facilitent pas la tâche au ministre de l’Agriculture de bien travailler ». ACP/Kayu/Nig