COVID-19 : des lieux de deuils très fréquentés à Mbuji-Mayi

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 Mbuji-Mayi, 20 janvier 2021 (ACP).- Les mesures barrières de protection contre la pandémie de coronavirus sont délibérément piétinées dans des lieux de deuils à Mbuji-Mayi où il est observé une forte affluence de personnes jour et nuit, alors que des cas de la COVID-19 sont officiellement identifiés au chef-lieu de la province du Kasaï Oriental, constate l’ACP.

Certains chefs des quartiers contactés à ce sujet, affirment avoir du mal à faire appliquer les mesures barrières dans ces lieux étant donné qu’ils ne sont pas accompagnés par les éléments de la police pour la dissuasion.

Cette faille au niveau de l’autorité de l’Etat est décriée par les Organisations de la société civile œuvrant dans le secteur de la santé et des droits de l’homme, qui sollicitent l’implication urgente de l’autorité provinciale, en application du principe « gouverner c’est prévoir ».

La présidente du comité de coordination de la société civile au Kasaï Oriental, Mme Rose Mbuyi Kanku avait déjà annoncé au début du mois en cours, la détermination de sa structure d’organiser des séances de sensibilisation de proximité à travers les communes et territoires, en mettant en exergue le respect des règles telles qu’édictées par les autorités sanitaires. Sur le terrain, rien ne semblé avoir commencé alors que les deux derniers cas de la maladie à coronavirus présagent un nombre important des contacts dans la communauté.

Pour sa part, Dr Jean-Pierre Nsumba, médecin épidémiologiste de la division provinciale de la santé, continue à lancer des messages à la population pour que les règles soient scrupuleusement respectées pour se protéger et ainsi protéger les autres, face à la réticence de la population à croire à l’existence de la maladie.

Certains observateurs condamnent le déficit communicationnel du comité local de riposte dont les actions semblent s’estomper à la suite de la léthargie qui caractérise le fonctionnement de cette structure. Il est également déploré le retard avec lequel les résultats des échantillons sont envoyés par l’INRB, bien souvent après la mort des cas suspects, faute du test rapide dans la province. ACP/Kayu/KJI