Plaidoyer des femmes pour une gestion équilibrée des ambitions au sein de l’Union sacrée

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 Kinshasa, 20 janvier 2021 (ACP).-Les femmes actrices politiques et activistes de la société civile appellent le Chef de l’Etat à assurer une gestion équitable des ambitions au sein de l’Union sacrée de la nation, pour prévenir des frustrations et prendre en compte leur cahier des charges, lors du partage des responsabilités, rapporte une enquête réalisée par l’ACP.

Les kinoises qui ont donné de la voix, également au nom de leurs consœurs des provinces ont dit avoir accepté la main tendue du Président de la République parce que la vision qu’il incarne repose sur des valeurs de la démocratie.

Il s’agit notamment de la bonne gouvernance, d’une justice équitable et d’une gestion participative, impliquant les hommes, les femmes et les jeunes. Elles ont lancé ce cris de cœur devenu leur slogan, à savoir, ‘’Désormais, rien sans les femmes’’.

La femme, actrice de la bonne gouvernance, une valeur ajoutée pour le processus du développement de la nation

 Mme Claudine Kalonji, médecin à l’hôpital général de référence  de Kinshasa, la trentaine révolue plaide pour la promotion  de la parité à tous les postes de prise de décision, combattant toutes les formes d’inégalités et de discrimination dont les  femmes sont victimes.

Elle a aussi encouragé le renforcement des capacités pour mettre les femmes au diapason et devenir capables d’assumer leurs responsabilités dans tous les secteurs d’activités. Elle a soutenu :’’Une actrice de la bonne gouvernance constitue une valeur ajoutée au processus du développement de la nation’’.

 Thérèse Lufulu, vendeuse des biens en provenance de Dubaï, âgée d’une trentaine d’années affirme qu’au sein de l’Union sacrée, les femmes doivent jouer le même rôle que leurs collègues hommes.

Elle rappelle :’’ Depuis  des années, les hommes ont échoué pour transformer la société, l’occasion est donnée aux femmes de mieux faire les choses’ ’Et d’ajouter :’’Le respect de la parité est garantie par la Constitution de la RDC’’.

Appel à la femme à compter d’abord sur elle-même

 Mme Miriam Iragi, journaliste à une radio de la place exhorte la femme à compter d’abord  sur ses valeurs. Elle demande au Chef de l’Etat de mettre un accent particulier sur la question de la femme qui doit se retrouver au sein de toutes les institutions de l’Etat et des structures publiques.’’ La femme ne peut épargner aucun domaine pour se manifester car elle dispose des compétences nécessaires’’, a-t-elle martelé.

Pour  sa  part, Mme Mimi Ngana, vendeuse des légumes  a vanté l’apport des femme  en déclarant :’’Depuis la période de basse conjoncture, la femme a nourri des ménages et la communauté ;il est temps qu’on lui retourne l’ascenseur’’.

 Quant à Mme Bernadette Koko, fonctionnaire de l’Etat, ‘’l’Union sacrée doit matérialiser la rupture d’avec  un passé ancien qui reléguait  la femme au second plan. Le moment est venu de la mettre dans des conditions favorables où elle aura la liberté de se mouvoir  et de s’exprimer’’.

 Mme Cyrila Kotangana présidente de l’ONG ‘’Dynamique des femmes pour l’émergence du Congo’’ (DFEC), le moment est arrivé pour prendre en compte les inégalités dont les femmes sont victimes sur les plans notamment des salaires, d’emplois décents. ’La femme doit avoir des moyens pour assurer sa survie et son autonomisation. Avec l’Union sacrée, les cris des femmes, autrefois demeurés sourds pourrait retenir l’attention des décideurs’’, espère-t-elle. ACP/Kayu/KJI