Un cahier des charges de la société civile à soumettre au Chef de l’Etat

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Kinshasa, 21 janvier 2021 (ACP).-Le Collectif d’actions de la société civile (CASC) et la Nouvelle société civile congolaise (NSCC) s’engagent à élaborer un cahier des charges contenant leurs recommandations et propositions à soumettre dans les prochains jours au Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo en rapport avec sa vision de la mise en place l’Union sacrée de la nation.

Ils ont pris cet engagement mardi, au cours d’une séance de réflexion sur l’analyse de la situation politique actuelle du pays, tenue au Centre pour Handicapés physiques dans la commune de la Gombe à Kinshasa.

Le coordonnateur du CASC, Joseph Kinzo, a fait savoir « qu’il est temps de mettre fin à la cacophonie des combats, des tiraillements des acteurs politiques pour le positionnement  afin d’obtenir des postes ».

« Dans cette situation, le pays a besoin d’un gouvernement responsable qui n’accuse ni l’un ni l’autre, ni le FCC ni le CACH ni le PPRD ni un autre parti politique, mais qui s’assume et qui va répondre aux besoins du peuple », a-t-il poursuivi, avant d’ajouter que la préoccupation majeure en RDC est la sécurité sur toute l’étendue de la nation et dans l’Est du pays en particulier.

Pour lui, l’Union sacrée est la bienvenue dans la mesure où le gouvernement issu de cette dernière serait capable de s’outiller pour relever le pays du gouffre dans lequel il se trouve.

Kinzo a remercié le Chef de l’Etat pour son choix porté sur le sénateur Bahati, comme informateur, avant d’émettre le souhait de le voir répondre positivement aux attentes du Président et de la population.

Dans son intervention, Jonas Tshiombela, coordonnateur de la Nouvelle société civile congolaise  (NSCC) a rappelé que la société civile a joué un rôle important dans beaucoup de changements intervenus en RDC depuis l’époque de la Conférence nationale souveraine jusqu’à ce jour.

Il a soutenu que les mouvements citoyens ont donné une nouvelle impulsion à leurs aînés qui commençaient à s’essouffler et que leur contribution est énorme dans la première alternance démocratique pacifique intervenue au pays en janvier 2019.

« L’idéal que nous incarnons nous impose une certaine remise en question de ce que nous faisons…Comme il y a des ping pong entre les acteurs politiques, il faut qu’il y ait une troisième voix », a-t-il dit.

Plusieurs organisations et des membres de la société civile ainsi  que des personnalités et mouvements citoyens ont pris part à ces assises.

ACP/ Ngimbi, Mokwaka et Akakashi (stagiaire professionnelle)