Les partis politiques libyens s’accordent sur la tenue d’un référendum constitutionnel avant les élections

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Kinshasa, 21 janvier 2021 (ACP).- La Commission constitutionnelle composée de la Chambre des représentants de Libye, basée dans l’Est du pays, et le Haut Conseil d’Etat de Tripoli ont convenu d’organiser un référendum constitutionnel avant les prochaines élections, a déclaré mercredi la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL) citée par des médias internationaux.

La Commission constitutionnelle s’est réunie mardi et mercredi à Hurghada, en Egypte  et « a accepté de tenir un référendum constitutionnel avant les élections générales du 24 décembre« , a indiqué la MANUL dans un communiqué publié plus tard dans la journée de mercredi.

L’organe des Nations Unies a affirmé que les membres des deux Conseils se sont accordés pour la reprise de leurs discussions toujours à Hurghada du 9 au 11 février prochain, et d’inviter la Haute Commission électorale nationale à participer à leurs travaux sur la mise en œuvre du référendum.

On rappelle aussi qu’au cours du Forum de dialogue politique libyen qui s’est tenu en novembre 2020 à Tunis, 75 Libyens représentant l’éventail social et politique de leur pays ont discuté d’une feuille de route politique pour parvenir à une paix durable dans une Libye déchirée par la guerre et se sont mis d’accord pour organiser des élections générales le 24 décembre 2021.

Ce pays est en proie à des escalades de violences depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011. Ces sources ajoutent que le 46ème Président américain est notamment sollicité sur la gestion de la crise sécuritaire au Sahel. Et c’est la France qui l’aurait invité sur ce terrain.

Pour Paris, la nouvelle administration devra maintenir, voire renforcer son soutien à la lutte contre les djihadistes au Sahel.« Nous souhaitons pouvoir, avec l’arrivée de la nouvelle administration américaine, obtenir l’assurance que ces moyens soient prolongés, et pourquoi pas renforcés « , a déclaré Florence Parly, la ministre française des Armées.

Washington fournit à l’opération Barkhane de précieuses capacités de renseignement et de surveillance – notamment grâce à ses drones -, du ravitaillement en vol et du transport logistique, pour un coût de 45 millions de dollars par an.

La sortie de Donal Trump début 2020, n’était pas de nature à rassurer ses partenaires. Et pour cause, le désormais ex-locataire de la Maison Blanche entendait réduire la présence militaire américaine en Afrique. Faisant craindre à la France une réduction de l’aide américaine apportée à Barkhane.

La France mobilise plus de 5.000 militaires pour Barkhane, mais cherche à réduire sa présence, et souhaite notamment un engagement croissant de ses alliés européens. ACP/FNG/ZNG/Awa