La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi incarcérée jusqu’au 15 février

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Kinshasa, 04 février 2021 (ACP).- La dirigeante birmane sera maintenue en détention jusqu’au 15 février prochain, ont rapporté jeudi des médias internationaux.

Deux jours après son arrestation dans le cadre d’un coup d’État militaire, Aung San Suu Kyi a été inculpée par la police pour infraction à la législation en vigueur sur les importations,
selon un document rendu public mercredi.

Issu d’un poste de police de la capitale Naypyidaw, le document rapporte que les officiers militaires chargés d’inspecter la résidence d’Aung San Suu Kyi ont trouvé des radios portatives importées illégalement et utilisées sans autorisation.

« Un tribunal a ordonné sa détention provisoire pour une période de 14 jours, du 1er au 15 février, l’accusant d’avoir violé une loi sur les importations/exportations », a écrit sur Facebook Kyi Toe, porte-parole de la Ligue nationale pour la démocratie (NLD).

Aung San Suu Kyi a été arrêtée lundi avec plusieurs dizaines de ses alliés dans le cadre d’un coup d’État mené par l’armée. Deux jours après le putsch, condamné par de nombreuses capitales étrangères, les premiers signes de résistance émergeaient.

Des médecins et des professionnels de santé, portant des rubans rouges refusaient de travailler, sauf en cas d’urgence médicale. « Nous obéirons uniquement au gouvernement élu démocratiquement », a déclaré Aung San Min, responsable d’un hôpital de 100 lits dans la région de Magway
(centre), alors que l’armée conteste les législatives de novembre, remportées massivement par la NLD.

Des membres du personnel médical de l’hôpital général de Rangoun se sont réunis devant l’établissement, faisant le salut à trois doigts, un geste de résistance déjà adopté par les militants pro démocratie à Hong Kong ou en Thaïlande.

Mais la peur des représailles reste vive dans le pays qui a vécu, depuis son indépendance en 1948, pendant près de 50 ans sous le joug de la dictature militaire.

Le coup d’État, « inévitable » selon le général Min Aung Hlaing qui concentre désormais l’essentiel des pouvoirs, a déclenché un concert de condamnations à l’international.

Après avoir menacé d’imposer de nouvelles sanctions, l’administration de Joe Biden a encore haussé le ton contre la Birmanie, premier grand test international pour le nouveau président américain. ACP/ZNG/Awa