Mbuji-Mayi : Accroissement du nombre d’enfants en rupture familiale

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Mbuji-Mayi, 05 février 2021 (ACP).- Le chef de division provinciale des Affaires sociales au Kasaï Oriental, Jean-Marie Mbolela a évoqué au cours  d’un entretien vendredi avec l’ACP, son inquiétude sur la croissance du nombre d’enfants en rupture familiale ayant trouvé asile  sur les places publiques, constituant ainsi un danger permanent pour la communauté de la ville Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province.

Le chef de division dit  avoir constaté, selon les statistiques partielles de leur identification par ses services, une présence accrue d’enfants dont l’âge varie entre 16 et 18 ans qui pourront dans un avenir proche, intégrer le service national basé dans le territoire de Kaniama, au Haut-Lomami où ils seront encadrés pour s’atteler aux  travaux champêtres.

Jean-Marie Mbolela s’est engagé à tout faire  pour mettre un terme à ce phénomène. Au nombre des mesures envisagées, il a  annoncé que les tous petits seront orientés vers des centres d’accueil et/ou des maisons d’apprentissage des métiers pour leur réinsertion sociale. D’autres, les plus âgés seront inscrits dans les centres pour la formation non formelle, en vue d’apprendre et d’être versés en cas d’adaptation, dans l’enseignement formel pour la suite de leur cursus.

A Mbuji-Mayi, après l’alternance pacifique et civilisée du pouvoir, un grand nombre d’enfants de cette catégorie avait regagné les familles biologiques ou d’accueil. La pauvreté des parents, le divorce, les fausses prophéties dans les églises de réveil ainsi que le phénomène « enfant sorcier » sont des principales causes de ce drame humanitaire. ACP/Kayu/Nig