A vouloir gagner le CHAN à tout prix le Cameroun termine dans le mur

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(De l’envoyé spécial de l’ACP J. E. NKONGOLO KALALA)

Douala, 08 fevr. 2021 (ACP).-Partis sur une victoire face au Zimbabwe (0-1), le samedi 17 janvier au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé, lors de la journée inaugurale, les Lions Indomptables À du Cameroun et tout le pays se sont crus déjà en finale et même vainqueur du tournoi que le pays a réussi l’organisation contre vents et marées.

Au lieu de se contenter des moyens sportifs et honnêtes pour concrétiser leurs ambitions, des responsables du football camerounais, conscients des insuffisances de l’équipe nationale sans compétition dans les jambes, se sont résolus d’emprunter le raccourci en vue d’atteindre leur objectif de la manière la plus ostentatoirfe. Leur cible, les Léopards À de la RD Congo qu’il fallait abattre à tout prix par des moyens extrasportifs.

Des cas de tests positifs ont commencé à voir le jour dans les rangs des fauves congolais, qui, en dépit des tests faits au départ de Kinshasa pour se rendre en Tanzanie et ceux faits dans ce pays et à leur arrivée à l’aéroport de Douala, ont commencé à voir des cas positifs apparaître dans les rangs de l’équipe de la RD Congo. Quatre joueurs et un membre du staff technique à la veille du match contre les Chevaliers de la Méditerranée de la Libye.

Ensuite fut le tour d’autres joueurs et du sélectionneur des Léopards Jean Florent Ibenge Ikwange, qui ont été mis en quarantaine jusqu’à la veille du quart de finale contre le pays hôte du CHAN 2020. 

Onze nouveaux cas déclarés non par les officines chargées de tests de Covid-19, mais par l’officer médias de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT). Ce qui mit la puce à l’oreille des responsables du football congolais, qui exigerent, sous la pression de la diaspora congolaise au Cameroun, des supporters venus de Kinshasa et des compatriotes restés au pays pour exiger la contre-expertise. 

Trois cas au lieu de 13 furent testés positifs. Entre temps, Ibenge Ikwange et le gardien Matampi Vumi étaient autorisés à reprendre du service au terme d’un nouveau test. Et la suite est connue de tous.

Le Maroc très méfiant

Cette suite d’événements a aiguisé la méfiance d’autres pays restés en lice comme le Maroc. Pour se rendre à Limbe dans la région du Sud-Ouest du Cameroun, le a fait fi des dispositions mises en place par les autorités de la Confédération africaine de football (CAF) et du Cameroun pour éviter tout désagrément. Il a usé de ses propres moyens pour se rendre dans cette région côtière où la surchauffe n’est pas à démontrer. Suite d’événements : la débâcle du Cameroun (0-4).

Pour ce qui est de la finale contre le Mali, dimanche à Yaoundé, le Maroc que la presse camerounaise a qualifié de « Roc » a encore revive en refusant de loger dans l’hôtel mis à sa disposition par la CAF, une manière de se prémunir contre le mal. Une autre humiliation signée Sily national de Guinée (0-2).

L’équipe de la CAF chargée de faire le test Covid-19 à la Maison du Parti, dans la ville de Douala, n’a pas exercé sur place, étant donné que la police quadrillait le périmètre en vue de faire échec à la manifestation non autorisée, selon une source policière.

Le soir de ce samedi 6 février, les Lions Indomptables avaient rendez-vous avez le Sily national de la Guinée, en match pour la troisième place. Une fois encore, les Lions Indomptables se sont cassé les dents en s’inclinant par 0-2. Une nouvelle humiliation qui doit faire réfléchir non seulement les responsables de la CAF et les autorités publiques du Cameroun.  ACP/Kayu