Les érosions à Kenge, un problème à plusieurs facettes

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Kenge, 14 février 2021 (ACP)- La ville de Kenge, Chef-lieu des Institutions de la Province du Kwango, située à 275 Km de Kinshasa, est construite sur une colline avec des versants savanicoles débouchant sur des sources d’eaux aux alentours l’exposant à des érosions ou à des têtes d’érosion de tous les côtés, a constaté l’ACP lors de son itinérance.

Le manque d’une politique permettant de recueillir et de canaliser les eaux de pluie ainsi que les constructions anarchiques sans plan urbanistique et le manque de reboisement des espaces savanicoles sont à la base des érosions  dans plusieurs quartiers qui rendent la ville inaccessible à certains endroits où les avenues sont coupées, a-t-on constaté, soulignant que les eaux de pluie ne sont pas canalisées ni gérées par la population par manque d’orientation par le service attitré sensé règlementer cela.

Il est à noter que la ville de Kenge n’a qu’une seule avenue asphaltée de 5 Km, le boulevard Lumumba, partant de la station Total jusqu’à Peyeke-Meyeke passant par le gouvernorat de la province qui du moins a des caniveaux.

En   général, chaque quartier a une ou plus d’une érosion ou d’une tête d’érosion, notamment le quartier Masikita, Camp SAS et  Yete rendant parfois l’accessibilité impossible.  

Selon une source qui a requis l’anonymat, il faudrait une lutte antiérosive alors qu’aucune ligne budgétaire de la province ne le prévoit. Les services concernés dans le lotissement notamment, l’Urbanisme, l’Habitat, les Affaires foncières et l’Office des Voiries et Drainage (OVD) devraient toujours travailler ensemble avant tout lotissement de cette ville.

La même source souligne que la vraie lutte consisterait à creuser des bassins de rétention d’eaux pour cueillir ces eaux, mais la construction des collecteurs serait la meilleure solution pour canaliser les eaux jusqu’au bas fond des rivières.

L’OVD intervient essentiellement pour les cas d’érosions qui menacent la voirie ou la chaussée, d’où la nécessité d’une mise en commun de tous les acteurs qui interviennent dans le lotissement, a expliqué cette source à l’ACP.

Les autorités tant nationales que provinciales sont appelées à financer l’OVD pour assurer mensuellement des travaux de lutte antiérosive notamment, la construction des caniveaux, l’entretien permanent des voiries urbaines, sans oublier le ministère de l’environnement qui est chargé du reboisement des espaces savanicoles avec des acacias et au niveau des têtes des érosions avec des bambous de Chine afin d’éviter la dégradation du sol et les érosions dans toute la ville de Kenge.

Les services de l’Urbanisme, Habitat, Affaires foncières, de l’Aménagement la Mairie ainsi que de la ville de Kenge sont invités à élaborer un plan urbanistique permettant non seulement d’urbaniser la ville, mais aussi d’interdire des constructions anarchiques et de prendre des mesures de gestion des eaux des toitures des maisons dans chaque parcelle. ACP/Kayu