La nomination de la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala à la tête de l’OMC bien accueillie par les experts sénégalais

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Kinshasa, 17 Février 2021 (ACP).- Des experts sénégalais se sont félicités de la nomination de la Nigériane, Ngozi Okonjo-Iweala, première femme et première Africaine, en tant que directrice générale de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), ont rapporté mardi des agences de presse internationales captées le même jour par l’ACP. « Depuis la création de l’OMC, c’est pour la première fois qu’une femme atterrisse à la tête de l’Organisation et qui est Africaine. C’est pour la première fois qu’un Africain accède à ce poste. C’est doublement symbolique« , a déclaré Boubacar Mbodji, directeur du Commerce extérieur du Sénégal. « Au départ, l’Afrique avait quatre candidats, mais le profil de la Nigériane a fini par faire la différence. Elle fait une campagne très agressive. Elle a fait des rencontres virtuelles avec les ministres du Commerce. Elle a exposé un programme« , a expliqué M. Mbodji, ajoutant que la nouvelle dirigeante de l’OMC a aussi un profil avantageux. « Elle a conquit ses lettres de noblesse à la Banque mondiale et au niveau du gouvernement du Nigeria qui est une grande économie. L’Afrique peut s’estimer satisfaite de cette nomination« , a-t-il ajouté.

D’autres experts ont aussi accueilli positivement l’arrivée d’une Africaine à la tête de l’OMC. « C’est un bon coup pour la diplomatie africaine. L’Afrique a été plébiscitée. Ce que je lui souhaite, c’est de ne pas décevoir l’espoir placé en l’Afrique. Autant dire qu’elle doit relever les défis« , a dit Edouard Touré, journaliste à l’Agence de presse africaine dont le siège est à Dakar. « C’est sûr que dans ce contexte de pandémie de COVID-19, sa mission est difficile, mais on attend qu’elle puisse parvenir à rééquilibrer le commerce mondial, surtout pour la période post-COVID-19. C’est là surtout qu’elle est le plus attendue« , a-t-il expliqué. « C’est l’aboutissement, le couronnement d’une carrière extrêmement riche de cette femme qui a dirigé à deux reprises, le ministère des Finances du Nigeria, la première puissance économique du continent africain« , a-t-il indiqué. « Je pense qu’elle pourrait être l’avocate de l’Afrique lors des négociations commerciales, mais également jouer un rôle dans l’augmentation de l’Afrique dans le commerce international« , a poursuivi M. Ndiaye, ajoutant que « l’Afrique pèse un poids très léger dans le commerce international, malgré son poids démographique, économique et son potentiel en terme de matières premières« . ACP/Fgn/Cfm