Réactions de quelques éditrices des journaux  à la nomination du 1er ministre JM Sama Lukonde

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Kinshasa, 17 févriers 2021 (ACP).-   Quelques éditrices ont réagi à la nomination lundi dernier par le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo,  du premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde en donnant leurs points de vue sur les plans de l’encadrement de la jeunesse, la qualité des membres du gouvernement, l’équilibre du  genre  dans l’équipe gouvernementale et l’aide  à la presse, au cours d’un  échange mercredi avec l’ACP dans la commune de Kalamu.

Appel au  chef du gouvernement à s’investir  dans l’encadrement de la jeunesse congolaise

L’éditrice du journal ’’ Les Echos du Congo’’, Blandine Ntumba a appelé mercredi,  lors d’un échange avec l’ ACP dans la commune de Kalamu , le  nouveau premier ministre, Jean Michel Sama Lukonde à s’investir davantage dans l’encadrement de la jeunesse congolaise , abandonnée par les gouvernements  précédents , pour assurer  son épanouissement.

Pour Mme Ntumba,  Sama Lukonde   n’est pas un apatride ou un expatrié  comme un colon atterri au pays dans le seul but de le piller avant de retourner dans son terroir. Mais, a-t-elle souligné, c’est un véritable fils de la nation qui doit  prouver son patriotisme dans ce secteur indispensable pour le développement de la République démocratique du Congo(RDC).   Car, une jeunesse bien encadrée, a-t-elle poursuivi, est capable de transformer ce pays doté  d’un potentiel naturel riche et malheureusement classé parmi les plus pauvres du monde, en un ‘’paradis terrestre’’ grâce à la maîtrise de la science et de la technologie.

Plus question de jeunes politiciens ‘’médiocres’’ au gouvernement

 Mme Lina Mwatshinumo , éditrice du journal ‘’Avis d’ Afrique’’ a, pour sa part , recommandé au nouveau chef du gouvernement d’honorer  la confiance placée en sa personnalité par le chef de l’ Etat , Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, en écartant de son entourage de jeunes  politiciens médiocres et chahuteurs sans expérience professionnelle.

«Le recours à la jeunesse à travers son énergie physique ne  peut pas marcher sans tenir compte de son énergie cérébrale  sur laquelle l’on compte pour développer le pays », a-t-elle dit, déplorant que bien  de jeunes politiciens qui faisaient tant de bruits avant leur nomination à des postes ministériels, sont devenus responsables de plusieurs abus, une fois mis à l’épreuve.  Mme  Mwatshinumo a par conséquent estimé que les membres du gouvernement doivent être des jeunes capables de mouvoir, de donner de l’impulsion aux différents ministères pour  accroître la production dans le pays.

Pour plus de femmes dans le gouvernement de l’USN en vue de  l’équilibre du  ’’Genre ‘’

 Mme Awa Moseka, éditrice du journal ‘’Avis d’Appel’’ a, en ce qui la concerne , demandé au  premier ministre  de veiller, cette fois, ne fut ce qu’au respect des 30 pour cent de la  représentation féminine dans les institutions publiques tels que prévus par la Constitution de la République avant de songer à l’application  stricte de la parité (50/50) lors de la  nomination des membres de son équipe gouvernementale.

Cela n’a jamais été  respecté par les gouvernements passés, a-t-elle rappelé, estimant que l’Union sacrée de la nation (USN) se démarquera, cette fois-ci, de ce comportement « anti- Constitutionnel »  qui  frise la «discrimination».

Cette présence importante des femmes dans le gouvernement est souhaitable dans la  mesure où celles-ci mettront, outre leur  intelligence, leur cœur à l’œuvre  pour la réussite des actions  gouvernementales.

Le  soutien du gouvernement attendu dans la corporation des médias féminins

 Linda Opango, responsable de l’hebdomadaire La ‘’Cohésion’’ a émis le vœu de voir la nouvelle équipe gouvernementale se pencher sur le dossier d’aide à la presse  privée en général ainsi qu’au soutien  des rares  éditrices évoluant dans  ce secteur.

Mme Opango a horreur de constater l’incompatibilité entre la série des sessions de formations en entreprenariat des jeunes et le manque d’aide aux organes de la presse  privée, considérant que ceux-ci constituent des entreprises capables de résorber le chômage de la jeunesse, une fois  accompagnées par le gouvernement.

Cet accompagnement  peut se  traduire notamment, à travers, la  subvention en intrants  et l’accord  des facilités dans le  cadre de l’exercice de cette profession à l’instar de ce qui se faisaient pendant la deuxième République, a-t-elle poursuivi, avant de convier le nouveau chef du gouvernement à travailler pour la  valorisation de la corporation des journalistes. ACP/Kayu/KJI/CKM