La CORAP et l’AFREWATCH plaident pour le droit d’accès des populations congolaises  à l’électricité

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Kinshasa, 18 février 2021 (ACP).– M.M Emmanuel Musuyu et Richard Ilunga Mukena, respectivement membre du secrétariat technique de la Coalition  des organisations de la société civile pour le suivi des réformes et de l’op action publique(CORAP) et directeur du Programme des droits humains à l’organisation « Afrewatch », ont plaidé pour les droits d’accès des populations congolaises à l’électricité.

Lors d’une conférence de presse animée jeudi à Kinshasa,.

Emmanuel Musuyu a fait savoir que  le gouvernement congolais DEVRAIT  prioriser une approche décentralisée de la problématique de l’énergie pour tous, en privilégiant le développement des micros barrages ou micro centrales électriques.  Un potentiel  énergétique estimé à près de 100.000 (cent mille) Mégawatts correspondrait au même niveau d’accès des populations à cette ressource vitale pour le développement du pays.

Pour le représentant de la CORAP, l’approche décentralisée présente beaucoup d’avantages, et a un impact réel sur les populations en privilégiant l’exploitation des ressources de la République démocratique du Congo (RDC) de manière décentralisée.

 Contrairement au système centralisé  qui présente beaucoup de risques, notamment en ce qui concerne le déplacement des populations sans plan de leur réinsertion, les inondations, les pollutions, l’accès à l’information ainsi que les risques liés à la dette(le développeur a la main mise sur le projet).

En terme de solutions, Emmanuel Musuyu demande au gouvernement, entre autre, d’accélérer le développement de près de 800 (huit cents) sites capables de développer des énergies renouvelables ;  de réhabiliter les barrages abandonnés (63 au total selon la société civile) car estime –t-il, c’est de l’énergie à récupérer pour  résoudre  cette problématique.

Il s’agit également pour la CORAP, d’étendre le réseau pour permettre l’interconnexion à partir des villes et villages de la RDC.

Revisitation  l’accord de joint-venture de 2106

M. Richard Ilunga Mukena a, quant lui, souligné l’importance pour le gouvernement congolais, de revisiter l’accord de joint-venture de 2106, portant création de SICOHYDRO afin de définir la part de l’énergie réservée aux communautés impactées.

Il a partagé les recommandations du mémorandum de la synergie Mwangaza qui a été adressé au Chef de l’Etat, mettant en cause la gouvernance du projet.

 Mis pieds en 2017 après la libération du secteur de l’électricité, renseigne-t-il, le projet Busanga d’une capacité estimée de 240 (deux cent quarante)  Mégawatts, cause d’énormes problèmes et présente des grands risques pour les populations des villages environnants. Sur le plan environnemental, les communautés impactées feront face à des inondations et sont déjà victimes de délocalisation.

Pour rappel, le barrage hydroélectrique de Busanga est implanté dans la province du Lualaba, en territoire de Mutshatsha, à plus ou moins 120 kilomètres de la ville de Kolwezi. ACP/FNG/Awa