La gratuité de l’enseignement de base au centre des échanges entre le Premier ministre et le SYNECAT

0
220
A pupil writes on her copy book during a class in Kinshasa on September 7, 2016. - The school year started a few days ago in Kinshasa but "only the last of my four children goes to school", says Kabalira Hortense, who faces the same challenges as thousands of Congolese families to provide education to children. (Photo by JUNIOR KANNAH / AFP)

Kinshasa, 27 février 2021(ACP).-  La gratuité de l’enseignement de base et les problèmes liés au secteur de l’éducation était samedi au centre des échanges entre la délégation du Syndicat National des Écoles Catholiques (SYNECAT) conduit par M. Jean-Bosco Puna et le Premier ministre Jean-Michel  Sama Lukonde Kyenge, dans le cadre des consultations en vue de la formation du gouvernement central.

«Nous avons échangé avec lui en rapport avec les missions qu’on lui a assignées par le Chef de l’État Félix Tshisekedi. On est revenu notamment sur les questions qui minent le secteur de l’EPST notamment la question relative à la gouvernance. Aujourd’hui nous nous rendons compte que la gouvernance du sous-secteur de l’EPST pose véritablement problème, il est important qu’on puisse voir dans quelle mesure lorsqu’il va devoir former son gouvernement qu’il puisse avoir une certaine attention sur la question de gouvernance. La deuxième question qui a été abordée est la gratuité de l’enseignement», a expliqué le SG Puna au sortir des échanges.

Le Synecat, a-t-il dit,  s’est battu pendant de longues années pour que la gratuité de l’enseignement puisse se matérialiser dans ce pays.

«Nous avons fait remarquer au Premier Ministre, qu’il y a des obstacles à cette gratuité notamment les partenaires qui ne veulent pas accompagner le système parce que vous allez apprendre qu’il y a des écoles qui veulent encore demander de l’argent aux parents, nous avons attiré son attention sur la question», a rajouté Puna.

Selon lui, il y a également un déficit au niveau de cette gratuité, étant donné  qu’il y a près de 4 millions d’élèves qui ont été ramenés dans le système éducatif. C’est ainsi qu’il suggère que l’on puisse regarder de près la question relative aux infrastructures.

La réforme du SECOPE et la lutte contre la corruption sur la sellette

«Nous avons parlé des réformes, nous avons demandé au Premier Ministre de prendre des réformes courageuses notamment en ce qui concerne le SECOPE. Nous tous, nous avions suivi le scandale au niveau du ministère de l’EPST, il faut absolument qu’on puisse réformer, assainir le fichier du SECOPE pour que nous puissions connaître les effectifs réels de l’enseignement. La considération que le Premier Ministre porte aux enseignants ça nous a donné une certaine confiance mais également il a promis qu’il va devoir lutter contre la corruption, les méthodes de fraude et les pratiques de tricheries, nous pensons que ça pourra permettre au gouvernement d’avoir les moyens de sa politique pour pouvoir revoir les conditions de vie et de travail des enseignants», a  indiqué Jean Bosco Puna.

«Nous avons aussi parlé de la mutuelle de Santé des enseignants, il ne faut pas oublier que cette mutuelle a été bradée et je crois que le Premier Ministre dans la formation du gouvernement va devoir tenir compte de tous ses aspects afin qu’il ait des gens, de bonnes personnes autour de lui qui vont devoir l’accompagner», a-t-il conclu. ACP/CL/KJI