Les experts du Panel au conflit du barrage de Renaissance regagnent Kinshasa après une tournée en RSA, en Egypte et au Soudan

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Kinshasa, 27 février 2021(ACP).-  Les experts du Panel créé par le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi pour régler le conflit entre l’Égypte, le Soudan et l’Éthiopie autour de la construction par le dernier cité de la centrale hydroélectrique dénommé « Barrage de la Renaissance » sur le fleuve Nil, ont regagné Kinshasa vendredi, au terme d’une tournée de récolte des informations dans les trois pays précités.

Approché par l’ACP à sa descente d’avion à l’aéroport international de Ndjili, en présence du chef du panel Alphonse Ntumba Luaba, son Rapporteur, l’ambassadeur Zénon Mukongo Ngay, a indiqué que la mission des experts avait pour but de recueillir des positions respectives de pays impliqués au conflit et de préparer le terrain pour une reprise des négociations qui sont à ce jour au point mort.

L’étape de la RSA a permis d’avoir le point de vue de ce pays qui a géré cette question sous la présidence de l’Union africaine sous le règne du président sud-africain Cyrille Ramaphosa, a-t-il précisé.

Selon lui, les informations récoltées par le Panel seront mises à la disposition du Chef de l’État qui, au moment venu, convoquera ses pairs membres du bureau pour une prise de décision dans le sens de la relance des négociations. C’est au chef de l’État congolais, en sa qualité de président en exercice de l’UA, que reviendra la responsabilité de trouver un dénouement à ce conflit, note-t-on.

L’année dernière, a-t-il rappelé, l’UA avait retenu, sous la présidence sud-africaine de cette organisation panafricaine, le thème « Campagne faite taire les armes.»

L’UA voulait ainsi aboutir à une élimination totale des armes en Afrique, cependant un constat a été fait selon lequel il était difficile de mettre fin à tous les foyers de tension sur tout le continent particulièrement en RDC.

Au nombre de ces foyers de tension, figure le conflit autour de l’exploitation du fleuve Nil par l’Éthiopie qui a entrepris la construction sur ce fleuve don de l’Égypte, une grande centrale hydroélectrique.

La construction de ce barrage engendre des conséquences pour les pays situés en aval du fleuve Nil, à savoir l’Égypte et le Soudan.

Les deux pays redoutent ainsi le risque de subir les conséquences éventuelles et des dommages collatéraux qui surgiront à la construction de cette centrale hydroélectrique.

Depuis dix ans, alors que la centrale est en pleine construction, les parties négocient pour obtenir un accord pour que la gestion de ce barrage ne puisse pas causer des préjudices aux Etats en aval qui exigent que les règles de droit International et celles relatives à la gestion des eaux soient respectées.

Cependant, selon le rapporteur, ce conflit n’a jamais abouti à un accord depuis une décennie.

Pour tous ces pays au conflit, la présidence du président Tshisekedi à l’UA est interprétée comme un espoir devant aboutir à un compromis susceptible de départager pacifiquement les parties par des solutions appropriées.

« Ils ont confiance en la présidence congolaise à l’UA et estiment qu’avec la venue du président Tshisekedi, une solution pourra être trouvée par la signature d’un accord », a renchéri l’ambassadeur Mukongo, avant de se déclarer optimiste sur une reprise imminente des négociations entre les parties. ACP/CL/KJI