Appel de la Monusco et du BCNUDH contre les discours de la haine en RDC  

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Kinshasa,  1er mars 2021 (ACP).-Le Bureau conjoint des Nations unies aux  droits de l’homme en RDC (BCNUDH) a lancé, lundi, un appel aux autorités nationales, acteurs  politiques,  leaders communautaires et acteurs de la société civile en RDC pour mettre fin aux discours et messages incitatifs à la haine tribale,  dans un rapport rendu public lundi à Kinshasa.

Le BCNUDH déplore, dans son rapport, le regain de discours et messages incitatifs à la haine en RDC entre mai et décembre 2020, avant de demander aux autorités nationales congolaises à veiller au respect des dispositions normatives sur les discours et messages incitatifs à la haine.

L’agence onusienne affirme que 16 sur 30 cas probables de discours et messages incitatifs à la haine ont été identifiés comme des cas avérés d’incitation à la haine selon le seuil requis par le Plan d’action de Rabat du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme sur l’interdiction de tout appel à la haine nationale, raciale ou religieuse.

Les discours et messages incitatifs à la haine, poursuit le rapport du BCNUDH, ont été diffusés dans le cadre d’activités politiques ou partisanes et de conflits armés, lors de réunions privées ou publiques et lors d’interviews dans la presse traditionnelle et sur les réseaux sociaux et applications de messagerie mobile.

Ces messages, explique le BCNUDH, proviennent principalement de responsables et militants de partis politiques, mais également d’acteurs de la société civile et de membres de la diaspora congolaise.

Le directeur du BCNUDH et représentant de la Haut-commissaire aux droits de l’homme en RDC, Abdoul Aziz Thioye, souligne que « Les discours incitatifs à la haine sont non seulement une infraction à la législation nationale en RDC  mais sont aussi contraires aux droits de l’homme et constituent une menace réelle à la cohésion nationale, à une paix et une sécurité durables et à la protection des civils en RDC », estime le directeur pays du BCNUDH, Abdoul Aziz Thioye dans ce rapport. 

Pour rappel, l’incitation à la haine religieuse, ethnique, tribale, régionale ou raciale est à bannir dans l’exercice de la  profession de journaliste et ce, conformément à l’article 5 du code de  déontologie et d ‘éthique du journaliste congolais. Cet article 5 stipule : «Bannir l’injure, la diffamation, la médisance, la calomnie, les accusations sans preuve, l’altération des documents, la déformation des faits, le mensonge, l’incitation à la haine (religieuse, ethnique, tribale, régionale ou raciale) ainsi que l’apologie de toute valeur négative dans la pratique quotidienne de son métier».  ACP/Kayu/FMB