Plaidoyer pour l’intégration des notions environnementales dans l’enseignement en RDC

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A pupil writes on her copy book during a class in Kinshasa on September 7, 2016. - The school year started a few days ago in Kinshasa but "only the last of my four children goes to school", says Kabalira Hortense, who faces the same challenges as thousands of Congolese families to provide education to children. (Photo by JUNIOR KANNAH / AFP)

Kinshasa, 02 mars 2021(ACP).- Le membre de l’Association pour l’éducation environnementale de l’Afrique australe (EEASE) et chef de bureau adjoint chargé de l’environnement à la MONUSCO, Jean Noël Kiaya a plaidé pour l’intégration des notions de l’environnement et de développement durable dans le programme national d’enseignement en RDC afin de promouvoir l’écologisation et les innovations numériques et d’expirer les professions vertes

Il l’a fait mardi lors d’une table ronde de l’éducation environnementale organisée à Kinshasa, en partenariat avec l’ONG Réseau des éducateurs pour le développement durable (REDD), sous le thème, « l’éducation au développement durable en temps de crise ».

Selon lui, cette table ronde a été organisée dans le but de réfléchir sur l’éducation de la population par rapport aux objectifs de développement durable, notamment la lutte contre la faim et le renforcement sur l’objectif de changement climatique avec l’économie verte.

Noël Kiaya a indiqué que la population doit être conscientisé sur l’éducation environnementale en intégrant dans toutes les structures de l’environnement, à l’école maternelle, primaire, secondaire et universitaire, mais également d’adapter les méthodes d’apprentissage par rapport à l’âge et aux circonstances.

Pour le coordonnateur du REDD, Jonathan Mbaki, les questions économiques actuelles ne devraient pas exclure la gestion de l’environnement en général et des ressources naturelles en particulier.

Selon lui, la préparation de la génération qui sera en même de gérer durablement l’environnement en tant qu’écosystème et en tant que ressource naturelle serait la meilleure solution pour la protection de l’environnement d’où la valorisation de l’éducation environnementale au niveau de la base serait nécessaire.

«L’environnement étant un nouveau domaine dans le paysage de l’éducation et du développement des compétences, requiert d’une structure solide, détachée de la gestion publique pour traiter l’environnement en tant que préoccupation transversale», a ajouté Jonathan Mbaki.

Il a fait savoir qu’une éducation inclusive, équitable et de qualité pour tous constitue un droit humain invendable et le gage d’un développement durable et harmonieux des sociétés et de la stabilité des pays.

Cette conférence a également partagé les cocus des ONG qui rassemblent le REDD dans la planification des compétences environnementales sur une série de ressources sur les carrières environnementales pour l’amélioration du programme national d’enseignement.

Plusieurs thèmes ont été développés à cette occasion, notamment, la dynamique de l’intégration de la jeune fille à l’éducation pour un avenir meilleur ; l’intégration des notions de développement durable dans l’éducation de base ; le renforcement des partenariats pour la résolution des problèmes ; l’engagement communautaire et moyen de subsistance durable ; l’économie verte, perspectives et importance.

Fondée en 1982, l’Association pour l’éducation environnementale de l’Afrique australe (EEASE) est une association multisectorielle et multi organisationnelle qui fait partie intégrante de l’évolution sous régional de l’étude sur la nature, à l’éducation environnementale, l’éducation pour le développement durable et ses diverses manifestations. ACP/Fng/Cfm/May