La France reconnaît, 64 après, la torture et l’assassinat du militant Ali Boumendjel en Algérie

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Kinshasa, 03 mars 2021 (ACP).-  Le président français Emmanuel Macron a reconnu  mardi 2 mars, 64 ans après,  que l’avocat et dirigeant nationaliste Ali Boumendjel a été torturé et assassiné  par l’armée française pendant la guerre d’Algérie en 1957, ont rapporté les médias internationaux reçus mercredi à Kinshasa. ‘’Son meurtre avait à l’époque été maquillé en suicide’’, a reconnu Emmanuel Macron, alors que le mois dernier, la nièce d’Ali Boumendjel, Fadela Boumendjel-Chitour, avait dénoncé un «mensonge de l’État qui fut dévastateur». «Au cœur de la Bataille d’Alger, il fut arrêté par l’armée française, placé au secret, torturé, puis assassiné le 23 mars 1957», détaille l’Élysée dans un communiqué. En 2000, Paul Aussaresses, ancien responsable des services de renseignement à Alger, «avoua lui-même avoir ordonné à l’un de ses subordonnés de le tuer et de maquiller le crime en suicide».

Cette reconnaissance, que le président français a lui-même annoncée aux petits-enfants d’Ali Boumendjel en les recevant mardi, fait partie des gestes d’apaisement recommandés par l’historien Benjamin Stora dans son rapport sur la colonisation et la guerre d’Algérie, afin de résoudre les tensions entre les deux pays autour de la mémoire de ce conflit.

Aux petits-enfants d’Ali Boumendjel, Emmanuel Macron a également dit «sa volonté de poursuivre le travail engagé depuis plusieurs années pour recueillir les témoignages encourager le travail des historiens par l’ouverture des archives, afin de donner à toutes les familles des disparus, des deux côtés de la Méditerranée, les moyens de connaître la vérité». ACP/Kayu/KJI