Les femmes parlementaires invitent le gouvernement à respecter l’article 14 de la constitution

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Kinshasa, 07 mars 2021 (ACP).- Les femmes parlementaires, les membres de la société civile et responsables des médias, ont invité le Premier ministre Jean- Michel Sama Lukonde Kyenge d’être un modèle en matière du respect de l’article 14 de la Constitution qui consacre la prise en compte de la parité dans les postes décisionnels dans le futur gouvernement en attente.

Cette déclaration a été lu samedi à Kinshasa lors d’un déjeuner d’échanges organisé par l’organisation internationale Journalist for Human Rights (JHR/ JDH- RDC en collaboration avec l’Union Congolaise des Femmes des Médias (UCOFEM), car selon ces dernières, tenir compte de cet aspect, rencontrera toutes les démarches menées pour la cause de la femme qui reste sous représentée malgré différents textes juridiques qui plaident pour sa représentativité au même titre que son semblable homme.

En effet, selon JHR /JDH-RDC en RDC, cette problématique de la représentativité de la femme aux postes de prise des décisions reste un défi à relever car, selon le rapport publié en janvier 2020 par l’Union Interparlementaire, une organisation mondiale des parlementaires nationaux, la RDC est classée à la 104ème place sur 182 pays avec 17 % de femmes au gouvernement et la 150 ème place sur 189, avec 12 % de femmes à l’Assemblée Nationale et 20% au Sénat.

Le même rapport relève que parmi les mandataires publics, le taux de femmes est de 8%, 12% de femmes parmi les Secrétaires généraux de l’administration publique et moins de 10% dans les services de sécurité (armée, police et justice).

Par ailleurs, l’oratrice du jour, Mme Annie Matundu, a appelé d’un côté les responsables des médias à faciliter les femmes parlementaires et celles de la société civile à vendre leurs produits, c’est-à-dire, faire valoir leurs compétences et leurs actions par voie d’ondes et des écrits afin de réduire ces écarts aussi bien dans la distribution de la parole que dans la diversité des sources d’information dans les contenus médiatiques congolais en général et dans la vulgarisation des instruments juridiques liés aux droits des femmes et des filles.

De l’autre côté, Mme Matundu a  exhorté les femmes parlementaires et celles de la société civile à bannir et à briser tous les freins dont les pesanteurs culturelles, le manque de réciprocité, de formation, d’existence des synergies entre elles afin de bien mener leurs actions de plaidoyers auprès des décideurs.

Marie Josée IFOKU appelle les femmes à la campagne  » INATOCHA »

L’ancienne candidate Président de la République, Marie Josée Ifoku, a appelé les femmes et les filles de toutes les tendances confondues à adhérer à la campagne Inatocha, Ekoki, Imene, initiée  pour mettre fin aux atrocités à l’Est du pays où des  milliers des femmes et des enfants ont perdus leurs vies suites à ces massacres des civils durant une vingtaine d’années déjà.

Cette marche de soutien sera tenue le mercredi 31 Mars à Kinshasa en union avec les autres provinces du pays car l’unité de tous dans la diversité fera un large écho aux autorités compétentes ainsi qu’à la communauté internationale.

Elle a par ailleurs exhorté toutes les femmes à ne pas céder aux chantages, aux harcèlements sous toutes ses formes qui freinent leurs visions et parcours professionnel que politique, mais à saisir les institutions judiciaires compétentes en la matière afin de trouver gain de cause et de continuer leurs combats, car a- t- elle fait savoir « j’ai été moi aussi harcelée plusieurs fois surtout lors des élections législatives passés, mais je n’avais pas cédé et j’avais saisi les autorités compétentes mais seul l’ancienne conseillère du chef de l’État à l’époque en charge des violences sexuelles , Mme Jeanine Mabunda m’avait soutenue« . ACP/CL/May