Le livre « Liberté, droit et responsabilité médiatique » du Pr Rigobert Munkeni Lapess porté sur  fonds baptismaux

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Kinshasa, 08 mars 2021 (ACP).- L’ancien sénateur Modeste Mutinga a porté vendredi sur fonds baptismaux, le livre « Liberté, droit et responsabilité médiatique » du recteur de l’Institut facultaire des sciences de l’information et de la communication (IFASIC), Rigobert Munkeni Lapess, au cours d’une cérémonie organisée au siège de cet établissement d’enseignement supérieur, dans la commune de Gombe.

M.Modeste Mutinga a indiqué que cet ouvrage publié aux éditions L’Harmattan, aborde les notions de liberté, de droit et  de responsabilité comme socles de l’émergence d’une profession journalistique respectueuse et digne. Ce livre démontre combien l’éthique et  la déontologie professionnelle de ce métier souffre de l’avènement « d’un journalisme nouveau au dépris de toutes règles de la moralité et de bonnes mœurs ». « La RDC ne saura se développer sans une presse consciente, libre et responsable. Cela nécessite l’apport de tout journaliste » a-t-il   déclaré avant de  féliciter  l’auteur pour l’attrait et la pertinence du contenu de son œuvre.

Prenant la parole, le récipiendaire de l’ouvrage,  le Pr. Rigobert Munkeni, a expliqué que ce livre,  de contenu essentiellement théorique,  réfléchit sur les réalités de la profession journalistique, dans le contexte  congolais, en soutenant que la presse doit travailler librement, dans le respect des lois, des principes d’éthique et de déontologie. « La presse congolaise, poursuit-il, partage plus ou moins 1 millions de dollars de publicité, et donc elle n’a pas suffisamment des moyens pour la survie des journalistes », a-t-il révélé, ajoutant qu’ un journaliste ayant vécu sous la coupe des sources d’informations ne peut agir en toute responsabilité, puisque ces dernières  lui imposent souvent une ligne de conduite.

La commissaire générale en charge de la Culture, art, communication, medias et NTIC de la ville de Kinshasa, Yvette Tabu,  a souligné qu’il y a un grand travail à faire dans la presse congolaise au regard de tout ce qui s’observe. « Nous devons avoir beaucoup plus le temps à échanger pour le redressement de la presse, car  ce que nous diffusons au public doit être géré quand bien qu’on paye les frais de diffusion » a-t-elle martelé.

« Liberté, droit et responsabilité médiatique  en contexte congolais

 La liberté,  le droit et la  responsabilité médiatique  constituent les trois piliers de la pratique du journalisme en contexte congolais affirme l’auteur dans cet  ouvrage de 201 pages subdivisés en 5 chapitres.

Pour lui, « le public a toujours tendance à revenir vers la presse pour vérifier l’exactitude des faits et la pertinence du contexte des événements. D’où, les médias et les journalistes sont actuellement appelés à se doter d’une nouvelle et grande responsabilité, en vue de protéger l’innocente  population des nouvelles précipitées, visiblement sensationnalistes et parfois mal intentionnées ».

Création d’une corporation en faveur d’une réelle  liberté de la presse en RDC

Dans son mot de présentation de l’ouvrage de l’auteur, le Pr Émile Bongeli, sociologue et acteur politique a proposé la mise en place d’une corporation don le but principal sera celui de promouvoir la liberté de la presse.   « Considérée comme un ordre des journalistes et professionnels des medias, cette organisation sera là, en même temps, pour financer les maisons de presses, afin qu’ils deviennent capables de prendre en charge leurs journalistes », a-t-il déclaré, estimant qu’il est très important qu’un journaliste puisse avoir des connaissances appropriées à l’exercice du métier.

Il a par ailleurs appelé les parties prenantes à une organisation efficace favorisant une meilleure pratique de la profession, avant de recommander le renforcement du CESAC et des conditions d’octroi de l’autorisation d’ouverture d’un organe de presse. ACP/ Kayu/NiG