Spécial JIF2021

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Kinshasa, 09 mars 2021 (ACP).- Les activités relatives à la commémoration de la Journée internationale de la femme (JIF) se poursuivent aussi bien à Kinshasa, capitale de la RDC que dans les difféentes provinces de ce pays.

Kinshasa, 09 mars 2021 (ACP).- Le Réseau des Femmes d’Afrique Francophone pour l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (RFAF/ODD), qui s’était réuni en Assemblée générale, du 21 au 22 décembre 2020 au siège du bureau des Jeux de la Francophonie à Kinshasa, a recommandé que tous les réseaux de pouvoir se rallient à leur lutte d’atteinte des ODD en impliquant la femme, la jeune fille et d’autres groupes spécifiques, a annoncé mardi à l’ACP, Mme Elodie Ntamuzinda W’igulu, membre et porte-parole de l’Assemblée générale du RFAF/ODD.

Mme Ntamuzinda, également membre plénière de la Commission nationale électorale indépendante (CENI), a fait cette déclaration dans le cadre des activités marquant la commémoration de la Journée internationale de la défense des droits des femmes célébrée le 8 mars de cette année sous le thème international : « Le leadership féminin pour un futur égalitaire dans le monde de la COVID-19 et celui à l’échelle nationale : « Le leadership féminin d’excellence, société égalitaire et numérique à l’ère de la COVID-19 ».

Pour elle, l’implication des femmes dans cette lutte doit consister notamment à l’élimination de la pauvreté et de la faim,  à l’amélioration de la santé et du bien-être, à l’éducation de qualité, à l’égalité entre les sexes ainsi qu’à la réduction des inégalités et à la consommation et production responsables.

Selon la porte-parole, la ministre d’Etat, ministre du Genre, famille et   enfant, Béatrice Lomeya Atilite,  s’est engagée à ne ménager aucun effort pour que les outils validés par l’Assemblée générale du « RFAF/ODD » trouvent gain de cause et qu’elle sera toujours là dans le cadre des attributions du ministère qu’elle chapeaute vis-à-vis de l’atteinte de ces objectifs.

Ces assises, selon la même source, ont bénéficié de l’appui de l’appui de plusieurs partenaires dont l’ONG «Dignité humaine».

les droits de la femme congolaise au centre d’une rencontre à Bandalugwa

Quelques actrices sociales et des filles vulnérables se sont rencontrées lundi au centre Likomo dans la commune de Bandalungwa pour cogiter autour de la question des droits de la femme congolaise dans le cadre de la Journée internationale de la femme (JIF), célébrée le 08 mars de chaque année.

Abordée par l’ACP, Pruscille Ngoie Kabedi, défenseuse des droits de la femme et de l’enfant qui a planché sur «l’apport de l’autonomisation de la femme dans le développement de la RDC», a insisté sur le privilège qu’on doit accorder à l’égalité de sexe afin de permettre à la femme de jouer pleinement son rôle dans la société, avant de signaler que celle-ci est appelée à reconnaitre ses compétences pour les utiliser valablement.

Pour Mme Ngoie Kabedi, la scolarisation de la jeune fille et l’autonomisation de la femme constituent des atouts dans la mesure où elles éveillent leur conscience et les épargnent de différentes formes de violences.

Analysant le thème national de la  JIF 2021 : «Leadership féminin d’excellence, société égalitaire et numérique à l’ère de la COVID-19», elle a déploré la difficulté d’atteindre cet objectif dans notre pays à cause des pesanteurs culturelles qui tirent la femme vers le bas.

Quant à la société égalitaire et numérique, Mme Ngoie a relevé la nécessité de créer une société égalitaire en RDC où la femme représente 52% de la population qu’on ne peut pas négliger pour l’émergence de ce pays. S’agissant du numérique, une donne de la modernité à laquelle la Congolaise doit s’adapter à travers plusieurs formations, cette juriste l’a considéré comme un facteur de progrès favorisant le travail à distance (télé travail ) en cette période de la COVID-19 pendant laquelle les gens sont séparées pour éviter la contamination.

La lutte contre les violences faites à la femme : un moyen de contribuer à son épanouissement

Nancy Mbikayi, l’une des responsables du Comité d’appui au travail social de rue (CATSR), a pour sa part, estimé que la lutte contre les violences sexuelles faites à la femme, est un moyen propice susceptible de donner la stabilité et l’équilibre de la femme ainsi que de contribuer à son épanouissement dans la société.

Les violences domestiques notamment le viol conjugal, les violences verbales et physiques aussi bien que l’inceste, sont celles que les femmes subissent souvent et qu’elles sont incapables de dénoncer par crainte d’être humiliées, a-t-elle dit, incitant les victimes à prendre leur courage en mains afin de se libérer en étalant sur la place publique toutes ses abominations.

Les femmes militaires sensibilisées à l’importance de la gestion des projets

L’assistante de la présidente de la ligue  des femmes de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Marie Tshala Tshibola a sensibilisé mardi les femmes militaires du camp Badiadingi dans la commune  de Mont-Ngafula, à l’importance de la formation sur la gestion des projets dans le cadre de la célébration du mois de la femme.

Mme Tshiala a indiqué que cette formation permettra aux femmes militaires  de s’intégrer dans la société en vue de les aider à obtenir des crédits auprès des institutions financières dissimilées à travers le pays.

Elle a, à cette occasion, remercié le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo pour avoir mis à la disposition des banques le fond de garantie national qui facilitera à cette catégorie de personnes l’à obtention des crédits.

 Elle a par ailleurs, signalé que le secrétariat national de l’UDPS a déjà payé tous les frais de formation à l’Institut national de préparation Professionnel (INPP) afin de permettre aux femmes de suivre la formation dès le mois prochain, avant d’inviter les femmes  des militaires à déposer leur nom auprès de leur responsable au niveau de chaque cellule de l’UDPS.

Les femmes militaires ont été, en outre, très contentes d’apprendre un métier qui leur mettra  en valeur.

Rappelons que cette formation est la troisième pour ces femmes militaires, la première était au mois de mars dernier et la deuxième au mois de janvier  de cette même année.

 Appel à  la femme  à  doubler  d’efforts  pour être compétitive

La directrice générale  adjointe de l’entreprise «Guilgal SA», Angèle Ngalula a appelé lundi  dans la commune de Ngaliema, la femme et la jeune fille congolaise à redoubler d’efforts en vue d’être plus compétitives dans ce monde en perpétuelle mutation et à s’intéresser à la science et à la technologie dans le but d’éliminer toutes formes de discriminations à leur égard, lors de la Journée internationale de la  femme célébrée le 8 mars de chaque année.

Mme Ngalula a promis de mettre tous les moyens en œuvre pour favoriser la promotion de la femme.

Selon elle, investir dans la femme et dans la jeune fille  favorise le développement intellectuel de ces dernières et leur permettra d’être des moteurs  de changement pour la République démocratique du Congo (RDC).

Elle a, à cet effet, encouragé l’exemple  du robot  roulage, qui est l’initiative d’une femme, et  qui joue le rôle de policier roulage dans les rues de Kinshasa et de Lubumbashi, avant d’appeler ses congénères, à se former pour accroitre leurs connaissances et développer leur génie créatif.

« L’innovation et la créativité doivent être promues dans un contexte d’égalité de traitement pour tous, homme et femme », a-t-elle souligné, précisant que cette dernière n’est plus considérée comme être faible ou fragile mais, celle capable de contribuer au développement du pays.

Au terme de cette manifestation, des cartons des poulets et des sacs de riz ont été distribués aux travailleurs de cette entreprise.

 Le collectif des femmes de la SYNAGK en prière

 Synergie des notables et associations du grand Kasaï (SYNAGK) que dirige le sénateur Denis Kambayi, à travers le collectif des femmes coordonné par Mme Mariam Milolo, a réuni les différentes femmes venant de tout bord et celles de huit confessions religieuses pour implorer la miséricorde de Dieu sur l’espace grand Kasaï.

Mme Milolo a, dans son mot d’ouverture souhaité la bienvenue à toutes les invitées en leur demandant de cultiver la paix comme pilier moteur du développement de ces provinces.

Pour sa part, la coordonnatrice provinciale du Collectif des femmes de la SYNAGK/Kinshasa, Marie Kapinga s’est dite consternée par la situation sécuritaire que traverse l’espace grand Kasaï depuis un temps.

 » C’est avec des larmes aux yeux que nous célébrons cette journée dont le thème mondial est «Leadership féminin d’excellence dans la société égalitaire et numérique à l’Etat de la COVID-19», pour la RDC, le thème national est : «Le leadership féminin et participation active de la femme dans les organes de prise des décisions pendant la COVID-19, a-t-elle ajouté.

Cette dernière a cependant regretté que la situation dans le grand Kasaï demeure toujours une menace pour la paix et la sécurité de la population et cette partie du territoire national continue à être le théâtre de l’insécurité devant l’impuissance des autorités tant nationale que provinciale en charge de la sécurité  dans les provinces du Kasaï, Kasaï central, Kasaï Oriental, Lomami, Sankuru a fait savoir Mme Kapinga. Elle a indiqué que cela pousse à intituler le thème provincial : «Luttons ensemble pour la paix et le développement durable» pour justifier le coup porté aux efforts de développement et d’intégration régionale.

 La mise en œuvre de la pacification, de la stabilité et de la sécurité de l’espace grand Kasaï est consécutive à la résolution des conflits ouverts, à la consolidation de la paix, à l’unité et à l’amour de de cet espace. », conclut-elle.

Par ailleurs, le sénateur Kambayi, a invité tout le monde à la paix pour le développement durable de notre pays.

Les femmes  du  PRP et  de l’ACORDEPE  exhortées  au  changement  de   mentalité    

La  coordonnatrice  de l’ONG «Appui à la  communauté  rurale  pour le développement  durable et la protection de l’environnement (ACORDEP)» et présidente  de  la ligue des  femmes  du  Parti pour la  révolution  polaire (PRP) », Marie- Martine Safi  Kazadi a  exhorté  les  femmes de  sa structure  et  de  son parti  à  changer  leurs comportements , à avoir  l’esprit  d’écoute et  d’approche, en vue  d’un leadership féminin pour  un futur égalitaire  dans le monde  de la  covid-19,  au cours d’une  cérémonie  organisée  lundi  par l’ACORDEPE,  au siège du parti,  dans la commune de Kasa-vubu ,  dans le cadre des activités  du mois de mars  dédié à la femme.

Elle  a,  à cette  occasion,  illustré les actions  de son  leadership  qui est  la continuité   dans le développement  durable  précisément dans  la culture  des maïs «variété JKK981»  avant d’encourager  les mamans travailleuses   à  s’engager et  à s’organiser  en vue d’assumer leur  autonomisation  dans leurs structures respectives.

Les   femmes doivent  redoubler les efforts  pour  la  rentabilité de leurs  produits agricoles, tout  en suivant  l’ idée maitresse   de  feu   Président   de la République, Laurent Désiré Kabila qui  est,  l’auto-prise en charge  afin de contribuer  au développement  durable, a  rappelé  Mme  Safi Kazadi.

Elle a évoqué  la procédure  à suivre pour atteindre ce  leadership, notamment,  le respect  de  la hiérarchie, l’approche ,   l’esprit de l’écoute , le  comportement idéal   et  la  discipline, avant de recommander à ses interlocutrices de bannir la haine, la jalousie et de  travailler en  synergie,  dans  la solidarité et  l’amour.

Les  femmes  de sa structure  doivent  avoir  le  travail industriel à petite   échelle  qui   va  créer   la classe moyenne et de l’emploi, dans la  culture des maïs  « variété JKK981 »  sur  toute l’étendue  du territoire  national.  Ceci  pour leur permettre  d’avoir  une forte  économie  amenant  l’émergence  de  la modernité dans l’agriculture de grandes envergures  afin  d’atteindre  le leadership  féminin  dans le monde  de la covid-19.

Le secrétaire général du PRP,  parti  cher à Laurent Désiré Kabila, Jean Omeyonga  a félicité   ces  femmes  et les  a  invitées à suivre l’idéologie  du  fondateur  tout  en  soutenant leur autonomisation.

Mme  Bernice Kahungu,   représentante des  femmes rurales,  a  appelé  les  femmes à faire une auto évaluation  de leur   contribution   dans la société par  rapport  aux  actions passées afin de prendre conscience de leurs  droits  et d’en être  bénéficiaires.

La différence dans la lutte contre la COVID-19

La préfète du collège «Georges William», Gina Tshibangu, a encouragé lundi, à l’occasion du lancement dans la  commune de Kalamu des activités  commémoratives des droits de la femme, les femmes membres de  son Association chrétienne des jeunes et Association chrétienne féminine(YMCA-YWCA) à marquer la différence dans la lutte contre la COVID 19 au cours du mois de mars dédié à la femme.

Mme Tshibangu a incité ses collègues à l’excellence dans la sensibilisation et la conscientisation de proximité à l’intention de diverses couches de la société congolaise et à la mise en œuvre des gestes barrières édictés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), affirmant que c’est de cette manière qu’elles seront capables de contourner les ravages provoqués par  le  Coronavirus.

De son côté,  Habi Dilu, conseillère  en charge du social dans cette structure  a relevé que les missions  de l’association à savoir , l’encadrement de la jeunesse et l’assistance des vulnérables ,lesquelles requièrent la présence féminine  pour leurs mise en application efficace avant de demander à la  femme  de jouer un rôle prépondérant dans la lutte contre la COVID 19  dans les deux catégories cibles.

 La secrétaire de direction, Andrinne Nzolameso a, au nom des femmes de l’association, félicité le président l’YMCA, Jimmy Matulu et le secrétaire général de cette  structure, Mundhu Fetty Batty  pour l’honneur fait aux membres en les accompagnant et en les soutenant dans la mise en œuvre de leur programme de sensibilisation et de conscientisation de proximité à la lutte contre la pandémie du siècle  en ce mois de mars.

Mme Ivette Kitenge, présidente  de la ‘’Synergie des femmes’,’ une structure partenaire à l’YMCA,  a encouragé les femmes  à poursuivre la conquête de leurs droits  pour parvenir au leadership  à travers l’exercice libre d’activités génératrices des revenus.

Le  secrétaire général national,  Mundhu Fetty Batty qui a clôturé la cérémonie a encouragé les femmes membres de YMCA à comprendre leur place prépondérante  dans l’accomplissement des missions de l’association et  dans  le suivi scrupuleux, dans ce contexte, des proches parents  au sujet de l’observance  des gestes barrières contre la pandémie du siècle

Opportunité pour la femme congolaise de faire son bilan

La commémoration de la Journée internationale de la femme le 08 mars de chaque année, doit être pour la Congolaise, une opportunité afin de faire le bilan de ses activités notamment ses prouesses et avancées par rapport à son homologue Homme, a indiqué lundi la secrétaire générale de l’Alliance nationale des libéraux congolais (ANALCO), Emérance Ndaya au cours d’un meeting avec les femmes de cette formation politique au siège du parti à Binza-Ozone, dans la commune de Ngaliema.

Selon Mme Ndaya, la femme congolaise doit cesser de chercher des faveurs, des parapluies pour accéder au poste des décisions. « Travaillons durement pour que l’égalitarisme entre l’homme et la femme dont on parle tant soit une réalité pour porter son sens », a-telle dit.

Commentant le thème national proposé cette année : « Leadership féminin d’excellence pour une société égalitaire et numérique à l’heure de la Covid-19 », elle mit l’accent sur l’apport que la femme de l’ANALCO doit donner par rapport à cette exigence existentielle, avant de s’approprier les recommandations de la, ministre d’Etat et ministre du genre famille et enfants contenues dans son message à la nation.

Elle à cette fin, exhorté ses consœurs à prendre toutes les dispositions pour le respect des instructions des pouvoirs publics sur la riposte contre la Covid-19.

La femme doit être l’égal de l’homme en ce qui concerne les aptitudes au travail, a-t-elle souligné, recommandant à celles qui se sont hisser au sommet des institutions d’aider les autres en progression et d’éviter l’adage selon lequel «l’ennemie de la femme, c’est la femme elle-même». ACP/ Fng/Cfm/GGK