Les prêtres italiens interpellent leur gouvernement et l’ONU  sur la violence dans l’Est de la RDC

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Kinshasa, 10 mars 2021 (ACP).– Les prêtres italiens de la ville de Rosolini ont demandé au gouvernement italien, aux institutions européennes et à l’ONU d’enlever les voiles d’hypocrisie et de fausse compassion qui cachent le scandale de plus en plus intolérable sur la population de la RDC submergée par la violence et les abus, a appris mercredi l’ACP du site d’informations de la CENCO.

Selon la source, ces prêtres ont, pour expliciter leur pensée, lancé une pétition à l’attention de gouvernement et institutions internationales intitulée : «N’éteignons pas la lumière sur le massacre au Congo», en mémoire du défunt, l’ambassadeur Luca Attanasio, et des millions des Congolais tués chaque jour dans l’Est de la RDC par les hommes des groupes armés incontrôlés.

Ils ont invité leur gouvernement de reconnaître l’échec de la mission de nations unies pour la stabilisation du Congo (MONUSCO) et à penser à d’autres options, sans oublier la condamnation et les sanctions contre les pays agresseurs, indique la source.

Aux instances internationales, poursuit la source, les prêtres italiens de la ville de  Rosolini ont également demandé, à prendre des mesures décisives pour condamner et sanctionner sévèrement les attaques constantes et ciblées des États voisins désireux de mettre la main sur tant de richesses notamment, le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi qui, avec une forte connivence internationale, déstabilisent les zones frontalières, provoquant des millions de personnes à fuir afin qu’ils s’approprient des terres et des minerais précieux dans l’Est de la RDC.

A l’Union européenne, les prêtres ont proposé d’exploiter le rapport mapping sur la RDC afin que ses recommandations puissent être appliquées et la création d’une Cour pénale internationale permettant aux Congolais de connaitre la vérité et d’exiger la justice sur les nombreux crimes ayant ensanglanté leur terre. «Nous insistons sur le respect de la loi approuvée par l’Union européenne qui oblige les entreprises à déclarer l’origine des minerais susceptibles d’alimenter les conflits et l’instabilité. Nous invitons également l’UE à condamner et à combattre la violence contre les femmes en RDC», conclu la source. ACP/