Un journaliste de l’ACP fouillé de fond en comble par des agents de sécurité

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Kinshasa, 10 mars 2021 (ACP).- Le journaliste Robert Ludweme Kabamba, rédacteur en chef au desk de Publications de l’Agence Congolaise de Presse (ACP), a été victime, lundi, en pleine journée d’une fouille systématique et des intimidations sévères de la part des hommes en tenue civile, s’étant présentés comme agents de service de sécurité, dont le bureau fonctionne dans un conteneur, situé au niveau de l’arrêt Karay, dans la commune de N’djili.

Pressé par le temps pour répondre à une exigence médicale à la hauteur de l’arrêt Tribunal, avant de se rendre à la rédaction centrale dans la commune de Gombe, ce cadre de l’ACP a préféré descendre de son taxi-bus et marcher à pied, en vue de contourner les embouteillages devenus monnaie courante aux heures de pointe à cet endroit. C’est en longeant le boulevard Lumumba au milieu d’une foule de piétons qu’il a été sèchement interpellé par trois hommes dont l’un portait un talkie-walkie.

Ce dernier demande au journaliste de se présenter. Après une discussion animée, le journaliste brandi sa carte de presse et explique que cette pièce résume toute son identité et son rang social.

« Non », rétorque l’agent qui exige en plus, la carte d’électeur. Ce qui fut fait. Les deux cartes sont confisquées sans la moindre considération du rôle éminemment social de cet homme des médias. Sur fond d’intimidations, le journaliste est trainé sans ménagement dans le bureau comme un malfrat.

Après avoir examiné les deux pièces d’identité, le responsable du bureau a ordonné la fouille systématique des poches du journaliste et de son sac à mains, avant de lâcher : « Nous sommes de la sécurité. Eu égard à la recrudescence de l’insécurité à travers la ville de Kinshasa, nous sommes déployés pour traquer les porteurs illicites d’armes et des téléphones contenant des messages offensant à l’endroit des autorités du pays ».

Moralement torturé, le journaliste a fini par être relâché, mais va constater pendant qu’il versait les frais exigés pour les examens médicaux qu’une somme de vingt mille (20.000FC) manquait du montant prévu. ACP/Kayu/KJI