Appuie de l’administration Biden aux efforts du Président Tshisekedi pour l’anéantissement des groupes armés

0
313

Kinshasa, 11 Février 2021 (ACP).- L’administration Joe Biden s’est engagée à appuyer les efforts du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et du gouvernement congolais visant à anéantir les groupes armés et les groupes terroristes actifs dans l’Est de la RDC, et à mettre un terme aux violences qui ont causé tant de souffrances aux populations de cette partie du pays, a affirmé jeudi l’ambassadeur des États-Unis en RDC, Mike Hummer, dans son compte tweeter.

Cette déclaration du diplomate américaine fait suite à la désignation par le département d’Etat des USA, du groupe armé ADF œuvrant dans l’Est de la RDC, sous le nom de Daech-RDC.

«Comme le Président Tshisekedi l’a déclaré, nous devons supprimer le financement de ces groupes et, avec cette désignation, les États-Unis montrent qu’ils sont prêts à faire leur part», a-t-il dit.

L’ambassadeur américain pense qu’une coopération forte est nécessaire entre les autorités nationales et provinciales de la RDC ainsi qu’avec les pays frontaliers et la communauté internationale, pour mettre fin aux activités économiques illégales et à l’exploitation des ressources naturelles qui attise les conflits.

Mike Hummer a encore rassuré que les États-Unis continueront d’appuyer les efforts de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (MONUSCO) visant à protéger les civils, à renforcer les institutions nationales et à promouvoir la paix.

Le département d’État américain désigne les ADF de terroristes affiliés au Daech et en RDC

Le département d’Etat des Etats-Unis a désigné de « terroristes affiliés au Daech » le groupe armé « Forces démocratiques alliées » (ADF), d’origine ougandaise et ses dirigeants en République démocratique du Congo ainsi que « Madina at Tauheed Wau Mujahedeen » au Mozambique, en tant qu’organisations terroristes étrangères (FTO), en vertu de l’article 219 de la loi Immigration and Nationality Act, indique un communiqué du porte-parole du département d’Etat des USA remis jeudi à l’ACP.

La source renseigne en outre que « le département d’Etat désigne également «Daech-RDC et Daesh- Mozambique » au titre de terroristes mondiaux expressément désignés (SDGT) en vertu du décret présidentiel 13224, ainsi que les dirigeants respectifs de ces organisations, Seka Musa Baluku et Abu Yasir Hassan

Cette désignation produira entre autres effets, le gèle des biens et intérêts des personnes désignées soumis à la juridiction des États-Unis. Il sera est généralement interdit aux ressortissants américains de participer à des opérations avec celles-ci.

Le département d’Etat qualifie d’actes criminels le fait de fournir sciemment un soutien matériel ou des ressources à Daech-RDC ou Daech-Mozambique, ou d’essayer de le faire ou de conspirer à cet effet.

Il prévient également que les institutions financières étrangères qui effectuent ou facilitent sciemment toute transaction significative pour le compte de ces groupes ou personnes, s’exposent à des sanctions sur les comptes correspondants ou comptes de passage américains.

Daech avait annoncé depuis avril 2019, le lancement de la province de l’État islamique en Afrique centrale (ISCAP) pour promouvoir la présence de ses éléments en Afrique centrale, orientale et australe, a rappelé le département d’Etat américain qui précise, cependant, que Daech-RDC et Daech-Mozambique sont des groupes distincts avec des origines distinctes.

Sous la direction de Seka Musa Baluku, Daech-RDC, responsable de nombreuses attaques dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri dans l’Est de la RDC, est connu dans cette région pour ses violences brutales à l’encontre des citoyens congolais et des forces militaires régionales.

Les attentats de Daech-RDC ont fait plus de 849 victimes civiles en 2020, selon un rapport des Nations Unies sur l’ADF cité par la source.

Le département d’Etat des USA rappelle également que les ADF avaient préalablement été sanctionnées en 2014, par le département du Trésor des États-Unis et les Nations Unies, dans le cadre du régime de sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU en RDC, pour ses violences et ses atrocités.

Le département du Trésor des États-Unis avait aussi sanctionné en 2019 six membres du groupe ADF, dont son dirigeant Seka Musa Baluku, dans le cadre du programme de sanctions Global Magnitski, pour leur rôle dans de graves violations des droits de l’homme. ACP/Fng/Awa