Le Président Félix Tshisekedi pour une solution pacifique en vue d’une gestion équitable du Nil

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Kinshasa, 12 mars 2021 (ACP).- Le Président de la République , Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo en sa qualité de Président en exercice de l’UA, s’est dit déterminé à trouver une solution pacifique et concertée entre l’Éthiopie, l’Égypte et le Soudan pour une gestion équitable du Nil, un patrimoine africain au cours d’un entretien téléphonique mercredi, avec son homologue égyptien Abdel Fattah  Al- Sisi,  au sujet du barrage de la Renaissance construit sur le Fleuve Nil.

Selon le twitter de la Présidence de la République, le Président de la République, s’inscrivant dans une dynamique de la résolution consensuelle des conflits, promet de mettre toute son énergie au bénéfice de la paix et de l’unité africaine.

Il sied de rappeler que le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, président en exercice de l’Union africaine (UA)  avait  déployé, ces dernières semaines, un panel d’experts conduit par le professeur Alphonse Ntumba Luaba.

Le rapporteur du panel des experts, Zénon Mukongo Ngay,  avait déclaré, lundi, à son retour à Kinshasa, que les parties au conflit sur la construction du barrage de la Renaissance en Ethiopie se sont accordées pour une reprise des négociations, sous le leadership du Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Zénon Mukongo Ngay avait  affirmé que le panel avait été reçu par la Présidente de la République d’Éthiopie, Mme  Sahle –Work Zewde avant de s’entretenir avec le vice-Premier ministre, ministre éthiopien des Affaires étrangères ainsi qu’avec le ministre de l’Irrigation et de l’Energie. « Les experts ont pu obtenir le point de vue de l’Éthiopie par rapport aux questions posées portant notamment sur le remplissage du barrage, sa fonctionnalité et sur les inquiétudes soulevées par ce barrage hydroélectrique à l’égard des pays en aval du fleuve Nil », avait  précisé Zénon Mukongo Ngay.

Les échanges avec ces personnalités politiques éthiopiennes qui avaient tourné autour de cette question existentielle pour l’Éthiopie, avait-il expliqué, avaient permis également de faire un survol de l’évolution de la situation générale et celle liée au négociations depuis leur arrêt, il y a dix ans.

Selon le rapporteur du panel des experts, la délégation du panel était allée dans la capitale éthiopienne pour recueillir l’avis de ce pays constructeur du Grand Barrage de la Renaissance en amont du fleuve Nil, sous les inquiétudes des pays en aval, l’Égypte et le Soudan.

Les éléments recueillis par les experts congolais en Afrique du Sud, en Éthiopie en passant par Le Caire et Khartoum, avait-il soutenu, devraient être  transmis au Président de la RDC qui a le pouvoir de décider de la reprise des négociations.

Pour rappel, l’objectif poursuivi par le panel des experts à travers la tournée qui a duré une semaine a été de recueillir les points de vue des parties en vue de la reprise des négociations. L’étape d’Addis Abeba en Ethiopie a été la dernière avant celle de la République sud africaine, du Caire en Egypte et Khartoum au Soudan. ACP/