Le Président de la République du Botswana attendu ce lundi à Kinshasa

0
319

Kinshasa, 14 mars 2021 (ACP).-Le Président de la République du Botswana et Président de l’Organe de coopération en matière de politique, de défense et de sécurité de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), Dr Mokgweetsi Eric Keabetswe Masisi,  est attendu ce lundi 15 mars à Kinshasa, en République démocratique du Congo où il aura des entretiens  au Palais de la Nation avec son homologue congolais, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, indique le protocole d’Etat.

Selon la source, le Chef de l’Etat botswanais sera accueilli à l’aéroport international de Ndjili, par la ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Marie Tumba Nzeza.

Un comité d’accueil restreint qui sera, au côté de la ministre d’Etat, Marie Tumba Nzeza, comprendra notamment, le conseiller principal du Chef de l’Etat au Collège diplomatique, le gouverneur de la ville province de Kinshasa, le commandant de la  14ème  région militaire, le commissaire provincial de la police nationale du Congo(PNC) de Kinshasa et le bourgmestre de la commune de la N’Sele.

Le Président Félix Tshisekedi, rappelle-t-on, a eu le 27 novembre 2020 à Gaborone, capitale de Botswana, un tête-à-tête avec son homologue botswanais Mokgweetsi Éric Keabetswe.

Les deux Chefs d’État avaient échangé sur les possibilités de développer les questions bilatérales d’intérêt commun entre Kinshasa et Gaborone.

Botswana et la RDC souhaitent développer leurs rapports bien au-delà des interactions dans le cadre de la SADC.

«L’axe Kinshasa- Gaborone étant très sollicité,  il ya de part et d’autre le souhait d’établir une représentation diplomatique entre les deux pays», dit un communiqué de la présidence congolaise.

Durant les échanges, indique-t-elle, le président du Botswana avait  réitéré ses félicitations à son homologue congolais Félix Tshisekedi pour son élection à la tête de l’Union africaine (UA) et avait  promis de lui apporter tout son soutien.

Aperçu biographique

 Le Président  Mokgweetsi Masisi est  né le 21 juillet 1962,  membre du Parti démocratique du Botswana (BDP). Il est vice-président de la République de 2014 à 2018 puis président de la République depuis 2018.

Malgré un scrutin jugé très serré, il remporte les élections législatives d’octobre 2019.

À la tête d’un pays à l’économie en forte croissance mais parmi les plus inégalitaires au monde, très dépendante du secteur diamantifère et grevée par un taux de chômage de 18 %, Masisi est notamment reconnu pour ses mesures de lutte contre la corruption et de soutien aux petites entreprises.

Etudes et carrières d’acteur

Fils du politicien et diplomate Edison Masisi, Mokgweetsi Masisi grandit à Gaborone, fréquentant les écoles primaires Thornhill et Maru A Pula. À l’école, il participe à des compétitions de football et de tennis, mais il trouve finalement que le théâtre est sa vocation.

En 1984, il est salué pour son interprétation du rôle principal dans une adaptation de Cry, the Beloved Country à Gaborone et est félicité par Alan Paton, auteur de l’œuvre, pour sa performance.

Au cours des années 1980, il joue dans de nombreuses productions théâtrales et tient également des rôles dans des films de série B sud-africains.

Dans les années 1980, après avoir obtenu son diplôme en anglais et en histoire à l’université du Botswana, Masisi exerce comme professeur de sciences sociales dans le secondaire. Il enseigne à partir de 1984 dans l’école secondaire de Mmanaana du village de Moshupa, puis en 1987 à l’université du Botswana en tant que spécialiste du développement des programmes d’enseignement.

En 1989, il rejoint l’université d’État de Floride où il obtient une maîtrise en éducation2, à la suite de laquelle il est employé par l’UNICEF au Botswana.

En 2002, Masisi épouse Neo Maswabi, une comptable qui travaille ensuite pour les Nations unies à New York et Addis-Abeba. Ils ont une fille.

Ascension politique

Masisi tente en vain de se faire désigner candidat du Parti démocratique du Botswana (BDP) dans la circonscription de Moshupa aux élections générales de 2004. Il obtient finalement l’investiture du BDP au même siège pour les élections suivantes en 2009 et remporte le siège de député aux élections. Il est nommé ministre adjoint aux Affaires présidentielles et à l’administration publique en octobre 2009, avant d’être promu ministre des Affaires présidentielles et de l’Administration publique en janvier 2011.

Vice-président de la République

Nommé vice-président du Botswana par Ian Khama le 12 novembre 2014, il est également ministre de l’Éducation. Le 1er avril 2018, après la démission de Ian Khama, il devient le cinquième président de la République.

Son gouvernement procède à la légalisation de la chasse interdite depuis 2014 aux animaux sauvages, notamment les éléphants. La décision, qui provoque un tollé, est justifiée par le gouvernement en raison de l’augmentation des effectifs d’animaux dans le pays et du danger qu’ils représentent pour les agriculteurs.

La chasse, menée selon le gouvernement «de manière ordonnée et éthique» ne concerne pas les animaux en danger. Un quota de 400 éléphants abattus par an est mis en place, la population totale de ces animaux dans le pays étant estimée à environ 140 000 individus. ACP/CL/May