Les Américains d’origine asiatique victimes de près de 3.800 incidents haineux en un an

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 Kinshasa, 17 mars 2021  (ACP).- Les Américains d’origine asiatique sont victimes de près de 3.800 incidents haineux en moins d’un an, soit depuis le début de la pandémie de COVID-19, ont rapporté mercredi les médias internationaux, citant une révélation d’un rapport publié mardi par une coalition de groupes asio-américains.

Ce rapport a été publié par « Stop Asian American Pacific Islander (AAPI) Hate », l’un des principaux abréacteurs d’incidents visant les Américains d’origine asiatique pendant la pandémie. Le centre de signalement de Stop AAPI Hate a été lancé le 19 mars 2020.

Du 19 mars 2020 au 28 février 2021, le centre a enregistré un total de 3.795 incidents de racisme anti-asiatique à travers le pays. Les discriminations signalées vont du harcèlement verbal à la violation des droits civils en passant par l’évitement, les agressions physiques et le harcèlement en ligne.

Le harcèlement verbal (68,1%), l’évitement (20,5%) et les agressions physiques (11,1%) constituent les trois principaux types d’incidents signalés, selon le rapport.

Le rapport montre également que les femmes avaient signalé 2,3 fois plus d’incidents haineux que les hommes, et que les Chinois étaient le principal groupe ethnique à se dire exposé à la haine (42,2%), suivis par les Sud-Coréens (14,8%) et les Vietnamiens (8,5%).

Les entreprises sont le principal lieu de discrimination (35,4%), suivies par la rue (25,3%) et les parcs publics (9,8%). Les incidents en ligne représentent 10,8% du total des incidents, selon le rapport.

« Le nombre d’incidents haineux signalés à notre centre ne représente qu’une fraction du nombre d’incidents qui se produisent réellement, mais il montre à quel point les Américains d’origine asiatique sont exposés à la discrimination », ont noté les auteurs du rapport.

« Nous ne devons pas laisser la haine anti-asiatique être l’héritage du COVID-19 ou de la dernière administration américaine, mais c’est exactement ce qui se passera si nous n’exigeons pas des mesures concrètes », a déclaré Russell Jeung, co-fondateur de Stop AAPI Hate et professeur d’Etudes asio-américaines à l’Université d’Etat de San Francisco. ACP/Kayu/KJI