«  L’agent de l’administration publique qui vient d’accoucher doit  bénéficier aussi d’un congé de reconstitution », selon la présidente du RDE

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Kinshasa, 18 mars 2021 (ACP).- La présidente du réseau des femmes Enarques (RDE), Gabriel Mwimba a indiqué mercredi au cours d’un entretien avec l’ACP en marge de la journée internationale des droits de la femme que l’agent de l’administration publique  qui vient d’accoucher doit  bénéficier aussi d’un congé de reconstitution.

 selon la présidente du RDE, la femme qui travaille dans l’administration publique doit jouir des droits comme toutes les autres mais l’article 30 du statut qui régit les agents du service public de l’Etat dans son alinéa 1 stipule que l’agent de sexe féminin a droit à un congé de maternité d’une durée de quatorze semaines consécutives dont huit au moins après l’accouchement  mais en son alinéa 3 le même article refuse à la femme qui vient d’accoucher de bénéficier d’un congé de reconstitution.

«Sur base de quel critère le législateur s’est-il basé pour refuser à la femme de bénéficier de son congé de reconstitution après l’accouchement. Si elle a bénéficié d’un congé de maternité  au cours de la même année, elle a également droit à un congé de reconstitution », a-t-elle soutenu.

Pour Mme Mwimba, il s’agit là d’une violence basée sur le genre et  plaide pour la suppression de cette disposition. « Nous avons ainsi mené des études pour justifier notre action, ainsi avons découvert un principe de droit acquis, qui peut s’appliquer aussi en droit du travail. Ce principe stipule que lorsqu’une personne bénéficie déjà d’un avantage social, on ne peut pas par une loi ou n’importe quel acte, retirer à celle-ci le bénéfice de ce droit ».

 Au cours de ce mois dédié aux femmes, le RDE a décidé de se baser sur les droits peu populaires et il n’y a qu’un seul article qui aborde la question de maternité et c’est le même article qui fait l’objet d’une discrimination à l’égard de la femme.

 Crée en 2019, le réseau de femmes Enarque est une association sans but lucratif qui regroupe en son sein des femmes anciennes de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA). Mais les textes qui les régissent élargi le champ à toute personne mue par la ferme volonté de réaliser les objectifs assignés à la structure.

C’est également un cadre de réflexion, d’actions stratégiques et opérationnelles qui vise à promouvoir le leadership féminin dans l’administration publique, mais aussi l’implication de la femme et de la jeune fille dans le développement durable en République Démocratique du Congo. ACP/Kayu/AWA