L’affaire opposant le ministère public et la partie civile contre Florence Muleka renvoyée à mardi prochain

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Kinshasa, 23 mars 2021 (ACP).-Le tribunal de paix de Kinshasa/Gombe a renvoyé à mardi 30 mars prochain, l’affaire enrôlée sous le RP 28 897, opposant le ministère public et la partie civile Guylain Lusandu et Mme Francine Méta Mujinga contre Mme Florence Muleka Bajikila, épouse d’Albert Yuma, poursuivie, pour occupation illégale, faux en écriture et usage de faux.

Le témoin Mme Aimérance Nzeba citée par la prévenue Mme Muleka, a déclaré avoir de liens de parenté avec cette dernière et le défunt Jean Kaneka décédé depuis 2003. Elle a confirmé avoir été témoin de l’acte de reconnaissance passé en 2002 entre  Muleka et Jean Kaneka, où ce dernier aurait perçu l’avance de 90.000 Usd des mains de Mme Muleka, pour la vente de la parcelle sise Kapaya 5, Binza météo dans la commune de Ngaliema.

A la question du tribunal de savoir pourquoi son nom se trouve  dans le certificat d’enregistrement établi par le conservateur de la circonscription foncière de Lukunga à Ngaliema Kilangalanga en 2016, alors que Jean Kaneka était déjà décédé. Il a répondu que lorsque l’acte de reconnaissance de vente de cette parcelle était établi, il était a Tanzanie n’étant au courant de rien. Il sera informé de toute la procédure que, lorsque le conservateur de Ngaliema l’avait invité pour insérer son nom dans ledit certificat d’enregistrement.

« Si mon nom se trouve dans le certificat d’enregistrement, l’acte incriminé, c’est par la volonté de sa petite sœur Muleka qui a voulu me gratifier comme chef de famille », a-t-il dit.

Par ailleurs, le témoin Charles Mpunga Musha Musha cité sur la demande de la partie civile constituée de GuylainLlusandu et Francine Méta, a également comparu à l’audience de ce jour.

Quant aux autres témoins notamment, le conservateur Pascal Katanga, actuellement conservateur des titres immobiliers de Ngaliema, a estimé ne pas être en mesure de répondre aux questions liées à la parcelle Kapaya numéro 5, cadastrée 30 425 et 30 436, faute des documents, étant donné que au moment de l’établissement, il n’était pas encore en fonction.

Il en est de même, pour le conservateur Kilangalanga qui a aussi comparu, ainsi que pour le directeur de la chancellerie Liema Didier, ayant notarié l’acte de reconnaissance du 24 juin 2016, qui avait servi à l’établissement du certificat d’enregistrement attaqué, faute de documentation en leur possession,

Le tribunal a jugé bon de procéder à la descente sur le lieu au bureau du conservateur des titres fonciers de Ngaliema, a l’audience du mardi 30 mars 2021, pour vérification de tous les titres brandis par les différentes  parties afin d’éclairer sa religion.

Le tribunal a également conviés, les deux conservateurs d’être là ainsi que le chancelier du ministère de la justice,  où, ils seront auditionnés tour a tour au vue de pièces a trouver dans le dossier. ACP/