Les félicitations du Président Tshisekedi à Mohamed Bazoum pour son élection à la Présidence du Niger

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Kinshasa, 22 mars 2021(ACP)-Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a félicité, Mohamed Bazoum, pour son élection au poste du Président de la République du Niger.

Le Chef de l’Etat a félicité son homologue nigérien Mohamed Bazoum « pour son élévation ainsi que tout le peuple du Niger pour sa maturité politique », a-t-on lu  lundi, dans son compte twitter.

Le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi qui réagissait à la confirmation de son élection comme Président du Niger, depuis Dar-Es-Salam en Tanzanie où il participe aux obsèques du Président John Magufuli,  s’est réjoui, en sa qualité de Président en exercice de l’Union africaine (UA), de la consolidation des valeurs démocratiques sur le continent.

La Cour constitutionnelle nigérienne avait confirmé, dimanche, l’élection du candidat du pouvoir Mohamed Bazoum comme nouveau président avec plus de 55% des suffrages.

« Il a totalisé 2.490.049 voix, soit 55,66%. Son poursuivant direct, Mahamane Ousmane, a engrangé 1.983.072, soit 44,34% », selon la haute Cour.

Mohamed Bazoum succède à Mahamadou Issoufou.

La parcours de Mohamed Bazoum

À 61 ans, Mohamed Bazoum accède à la fonction suprême après un long parcours construit patiemment. Figure de l’Union syndicale des travailleurs du Niger, ce diplômé de philosophie tombe dans le bain de la politique au début des années 1990 en créant avec Mahamadou Issoufou, le Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS), formation qui rejoindra l’Internationale socialiste.

Le natif de Bilabrine, dans la région de Diffa, débute là son ascension. Élu une première fois député en 1993, poste auquel il sera réélu à trois reprises. Il occupe plusieurs fois la fonction de vice-président de l’Assemblée nationale. Après une vingtaine d’années passées dans l’opposition, sa carrière prend un nouveau tournant en 2011 lorsque son compagnon de les toujours, Mahamadou Issoufou, accède au pouvoir.

Mohamed Bazoum devient alors ministre successivement ministre des Affaires étrangères, puis de l’Intérieur, des postes qui vont notamment lui permettre d’étendre son réseau, en particulier à l’étranger. En parallèle, Mohamed Bazoum devient, à partir de 2011, président du comité exécutif national du PNDS. Un poste stratégique d’où il va préparer la succession de son mentor Mahamadou Issouffou l’adoubera en 2019, malgré l’opposition de certains membres du PNDS. ACP/