Mme Falasi prône le leadership féminin d’excellence

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Kinshasa, 22 mars 2021 (ACP).- La chargée de programme du projet régional de la Fondation « Hanns Seidel » et activiste de droits de la femme, Fifi Falasi Mungele a prôné lundi au cours d’un entretien avec l’ACP, un leadership féminin d’excellence  et non  de médiocrité pour briguer les postes de responsabilités.

Elle a fustigé la médiocrité en milieu féminin, soulignant que  souvent  à compétences égales  les candidatures féminines sont privilégiées.  Pour Mme Falasi, les femmes qui postulent doivent avoir les compétences voulues pour mériter un poste de responsabilité en décriant la médiocrité. « Le leadership féminin n’est pas un gâteau qu’on sert sur le plateau, il se mérite, car, c’est une compétition », a-t-elle indiqué. Sur ce, la femme doit être  compétitive et gagner pour accéder au poste de responsabilité a indiqué la femme de la FHS.

S’agissant de la conception de la femme, selon elle, elle est un être doté de capacités et de talents qu’elle peut mettre au service de la société ; elle a un mot à dire et une idée à véhiculer par rapport aux problématiques de la société.  En République Démocratique du Congo, la femme représente 52% de la population, donc elle est majoritaire ; à ce titre, il est normal qu’elle participe aux instances de prise de décisions et être  présente là où on parle d’elle. Indiquant que la Femme doit participer dans la conception politique et dans la mise en œuvre des politiques qui la concerne. Quand on parle de quelqu’un sans l’associer, on parle contre lui, a-t-elle soutenu.

S’agissant de l’égalité homme et femme, tout doit partir par l’accès à l’éducation de tous, qui est la base et le socle du développement. Il faut donner la chance aux jeunes de deux sexes, d’étudier et non privilégier une catégorie, a-t-elle dit.  Elle a cité l’exemple de la Suède et la Norvège au sein desquels la femme fait preuve de leadership, lesquels pays sont très riches et développés.  Au Congo, il y a des cultures et des mœurs qui sont de barrières pour l’épanouissement de la femme.  Mme Falasi a félicité les deux nouveaux bureaux de l’Assemblée nationale et du sénat pour avoir pris en compte la représentativité de la femme.

Elle a émis les vœux de voir le premier ministre chef du gouvernement  aligner à l’ordre utile en nommant les femmes dans le gouvernement en composition et qu’elles ne soient pas des simple figurantes.  Quant à ce mois dédié à la Femme  il y a une évolution, a-t-elle indiqué, autrefois c’était la réjouissance, le port des pagnes mais,  maintenant c’est la réflexion sur l’amélioration du vécu quotidien, comment participer au processus de développement du pays, mener de plaidoyer en terme de réflexion, d’actions à entreprendre pour que la voix de la femme soit portée  plus haut. ACP/Kayu/NiG/NKV/MNI