Diminution de 8% en février des cas de violation des droits de l’homme en RDC, selon le BCNUDH

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Kinshasa, 24 mars 2021 (ACP).-Le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) a documenté 495 violations des droits de l’homme en RDC en février, soit une baisse de près de 8% par rapport au mois de janvier (539 violations), a appris, mercredi l’ACP de la note du BCNUDH sur les principales tendances des violations des droits de l’homme en février 2021.

Selon la source, cette diminution reflète une baisse de l’ordre de 35% du nombre de violations attribuables à des militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), en particulier dans le Kasaï mais également dans le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et l’Ituri. Le nombre d’atteintes aux droits de l’homme par les groupes armés a, au cours de la même période, augmenté de 17% par rapport à janvier, note le document.

La source précise par ailleurs, que sur l’ensemble du territoire de la RDC, 65% des violations documentées ont été commises par des combattants de groupes armés, avec notamment les exécutions sommaires d’au-moins 175 personnes, dont 22 femmes et 9 enfants, ajoutant que les agents de l’Etat sont responsables de 35%, dont les exécutions extrajudiciaires d’au-moins 22personnes, parmi lesquelles une femme et cinq enfants.

Avec 455 violations et atteintes des droits de l’homme, les provinces affectées par les conflits armés, avec en tête le Nord-Kivu et l’Ituri, concentrent la majorité (92%) des violations et atteintes aux droits de l’homme documentées dans le pays, signale-t-on.

Violences sexuelles et violations des droits de l’enfant

Le BCNUDH signale qu’au mois de février 2021, les cas de violences sexuelles liées au conflit documentés concernent 25 victimes femmes, soit une légère diminution par rapport au mois précédent, où l’on avait dénombré 28 victimes.

Cette baisse, poursuit la source, est particulièrement notée dans les provinces du Nord-Kivu et du Maniema. Selon le document, la Section de protection de l’enfant de la MONUSCO a, en outre, documenté et vérifié 189 violations graves des droits de l’enfant dans le cadre des conflits armés en RDC, ce qui représente une augmentation par rapport au nombre de violations documentées au mois de janvier 2021 (115 violations).

Au total, 94% des violations graves commises à l’encontre d’enfants en février 2021 sont attribuables aux groupes et milices armés, soit 115 atteintes et 6% ont été commises par des agents de l’Etat, conclut la source. ACP/Kayu/KJI