La chargée de programme de projet régional de la Fondation Hanns Seidel prône le leadership féminin d’excellence

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Kinshasa, 24 mars 2021 (ACP).-  La chargée de programme de projet régional de la Fondation Hanns Seidel et activiste de droits de la femme, Fifi Falasi Mungele , s’est prononcée en faveur d’un leadership féminin d’excellence pour briguer les postes de responsabilité, au cours d’un entretien, mercredi, avec l’ACP.

Selon elle, les femmes qui postulent doivent faire preuve des compétences voulues pour prétendre mériter un poste de responsabilité, fustigeant, en revanche la médiocrité dans le camp de la femme.

« Le leadership féminin n’est pas un gâteau qu’on sert sur le plateau », a-t-elle dit, précisant qu’il se mérite dans un contexte de compétitivité. Aussi, la femme doit être  compétitive et gagner le pari pour accéder au poste de responsabilité, a indiqué la dame de la FHS.

Dans ce contexte, a fait savoir Mme Fifi Falashi, la femme est un être doté des capacités et des talents qu’elle peut mettre au service de la nation. En RDC, la femme représente 52%t de la population et donc elle majoritaire  à ce titre. Il est normal qu’elle participe aux instances de prise des décisions et être présente là où on parle d’elle.

C’est ainsi qu’elle soutient que la femme doit participer dans la conception et la mise en œuvre des politiques qui la concerne : « quand on parle de quelqu’un sans l’associer, on parle contre lui », a-t-elle indiqué.

S’agissant de l’égalité homme et femme, tout doit partir, selon elle, par l’accès à l’éducation de tous qui est la base et socle du développement. Il faut donner la chance aux jeunes de deux sexes d’étudier et non privilégier une catégorie, a-t-elle dit.

Elle a cité l’exemple des pays comme la Suède et la Norvège, dont la femme fait preuve de leadership, lesquels pays sont très riches et développés.  Au Congo, il y a des cultures de mœurs qui sont des barrières pour l’épanouissement de la femme.

Mme Falasi s’est félicité de la nouvelle configuration des bureaux de deux chambres du Parlement, où la représentativité de la femme a été prise en compte.

En ce qui concerne la célébration du mois dédié à la femme, elle a noté un changement car, contrairement aux années antérieures, celle-ci était axée sur les manifestations festives, le port de pagne aux nouveaux motifs, etc. Aujourd’hui, cette célébration est consacrée à la réflexion sur le vécu du citoyen, la participation  au processus de développement de notre pays, le plaidoyer en termes des actions à entreprendre afin que la voix de la femme soit portée plus haute, etc.      ACP/Kayu/KJI