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Kinshasa, 25 mars 2021 (ACP).- Le Directeur général de l’Agence nationale pour la promotion des investissements (Anapi), Anthony Nkinzo, a présenté mercredi,  les projets phares de la République démocratique du Congo (RDC) aux potentiels partenaires au troisième Forum économique tuniso-congolais.

Selon Anthony Nkinzo, les différents projets phares existent dans des secteurs clés. Ceux-ci cadrent avec la vision de quelques-uns de ces investisseurs tunisiens venus à Kinshasa en quête des marchés potentiels.

Pour le secteur  de la santé, le Directeur général de l’ANAPI est d’avis que la pandémie de Covid-19 doit être considérée comme une opportunité d’affaires pour les investisseurs de toutes catégories. C’est dans ce cadre qu’il a présenté le Projet de réalisation d’un respirateur artificiel pouvant desservir plusieurs patients.

Ce projet a été conçu par la faculté de Polytechnique de l’Université de Kinshasa et consiste à fabriquer un respirateur artificiel pour que tous les paramètres exigibles par les médecins  soient  pris en compte afin de gérer les patients  de manière viable et fiable.  Ce  projet requiert 134. 714 (cent trente-quatre mille sept cent quatorze) USD pour financer ce partenariat en mode Partenariat Public – Privé (PPP).

Production agricole

En ce qui concerne le secteur agricole, le DG Nkinzo a fait savoir que c’est un secteur très prometteur pour le gouvernement qui veut diversifier son économie.

«Dans ce secteur nous trouvons les projets de développement de l’agroforesterie, de cultures pérennes et de variétés améliorées, le développement de l’agriculture vivrière mécanisée», a- t il dit.

L’accroissement de la production végétale, animale et halieutique; l’appui aux paysans producteurs et à la création des parcs agro- industriels (PAI), y compris la relance et l’extension des filières pérennes, appui à l’amélioration des infrastructures de commercialisation, appui à la transformation des produits vivriers, fruits, tubercules sont aussi des domaines d’investissement selon la même source.

M. Anthony Nkinzo a indiqué que dans le secteur de Nouvelles technologies de l’information et de la communication, il y a des projets tels que la construction d’une infrastructure nationale moderne des télécommunications à haut débit; l’implémentation des télé-centres polyvalents dans tous les coins et recoins du pays et l’informatisation de l’Administration Publique, des services spécialisés et des postes frontaliers sont également parmi les projets phares.

Dans le Secteur d’électricité avec un potentiel de 100 000 MW dont 44 000 MW au site d’Inga, 44 % sont sur le site de Inga et les 56 000 MW autres disséminés sur 780 sites à travers le pays,  a- t-il dit ajouté

Les opportunités dans le secteur d’infrastructures

M. Anthony Nkinzo a fait savoir que le secteur d’infrastructures est totalement libéralisé et ouvert au secteur privé par le PPP conformément à la Loi n°18/016 du 09 juillet 2018. Diverses opportunités s’offrent aux nouveaux investisseurs dans ce secteur, notamment les voies : routière, ferroviaire et aérienne. Il a ajouté qu’il y a une possibilité de réhabiliter une grande partie de ce réseau routier en mode PPP afin d’assurer l’intégration économique de la République Démocratique du Congo.

Secteur des assurances représente un faible taux de pénétration : 0,71% du PIB. Il constitue un marché actuel estimé à 900 millions USD (mais seulement plus ou moins 7% sont captés. Ce secteur détient un marché potentiel de 3 à 5 milliards USD à moyen terme.

Pour le secteur de l’industrie, Il est caractérisé par le déficit de l’offre nationale qui constitue une opportunité pour les investisseurs tunisiens. Dans le secteur de l’industrie, il convient de compter avec l’agro-industrie et l’érection des Zones économiques spéciales.

Le Directeur général a révélé qu’en 2017, la demande de la population en termes de logements était de 263. 037 (deux cent soixante-trois mille trente-sept) unités face à une offre des logements réalisés par les particuliers de 119. 945 (cent dix-neuf mille, neuf cent quarante-cinq). Il y a donc un déficit en logement évalué à 143 082 (cent quarante-trois, quatre-vingt-deux) logements par an.

Anthony Nkinzo a encouragé les investisseurs à saisir ces différentes opportunités pour investir en République Démocratique du Congo.

ACP/Fng/Awa