Elaboration d’un plan d’action intégré de lutte contre la rage, selon l’approche « Une seule Santé » en RDC

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Kinshasa, 29 mars 2021 (ACP).- Le Dr Symphonie Dimfumu, représentant du ministre de la Santé publique,  a procédé, lundi, à  Pullman hôtel, dans la commune de Gombe, à l’ouverture de l’atelier national sur l’élaboration d’un plan d’action intégré de lutte contre la rage selon l’approche « Une seule Santé », en RDC.

Selon  lui, la rage est présente aujourd’hui dans plus de 150 pays du monde, dont la RDC, soulignant qu’elle est une zoonose qui tue environ 60.000 personnes par an à travers le monde, dont près de 24.000 en Afrique (OMS), et  40% d’enfants.

Il a fait savoir qu’en 2020,  la  RDC a enregistré 295 cas de contamination et 14 décès, selon un rapport du ministère de la Santé publique,  précisant que la maladie reste jusque-là une  rage endémique et la majorité des  cas sont  due à la morsure des chiens enragés.

La rage, a-t-il estimé, doit être surveillée sur l’ensemble du territoire national, par l’alerte des cas suspects, la surveillance épidémiologique, la recherche et l’analyse biomédicale, des soins immédiats adaptés aux victimes de morsures avant l’apparition des symptômes de la maladie, ainsi que le renforcement des capacités d’accès aux vaccins pour les personnes exposées.

Le représentant de la FAO préconise l’élimination de la rage d’ici 2030

De son côté, M. Aristide Obame Ongone, représentant de la FAO en RDC, a, à son tour, indiqué que cet atelier a pour objectif de sortir un plan-pays qui permettra à la RDC de réduire sensiblement les taux de mortalité et de contamination due à la rage d’ici l’année 2030. Il a rappelé dans son allocution qu’en 2018, la FAO, l’OIE, l’OMS et l’Alliance Globale contre la rage (GARC), ont lancé le consortium « Unis contre la rage (UAR) », dans l’objectif commun d’éliminer la mortalité humaine due à la rage d’ici 2030. Ceci au regard de nombreuses difficultés notamment, l’impact négatif du sous-rapportage des cas de morsures et l’absence de coordination intersectorielle sur la lutte contre la rage, a-t-il ajouté.

C’est dans ce cadre que la FAO, le GARC, l’OIE, le CDC et d’autres partenaires unissent leurs efforts pour élaborer un ensemble d’outils, des directives et d’initiatives afin d’aider les pays à atteindre l’objectif mondial « Zero by 30 ». Il s’agit notamment de l’approche raisonnée pour l’élimination de la rage, un outil de planification, d’actualisation et de suivi-évaluation des programmes de lutte contre la rage; de l’outil de budgétisation des programmes d’élimination de la rage canine.  Celui-ci permet d’aider les pays à estimer le coût de la mise en œuvre d’un programme durable de vaccination des chiens sur le long terme, de la banque de vaccins antirabiques de l’OIE qui offre la possibilité aux pays éligibles d’acquérir des vaccins à moindre coût, pour réaliser leurs campagnes de vaccination de masse des chiens et enfin les lignes directrices portant notamment sur la propriété responsable des chiens et sur les modalités de gestion de la population canine.

Mme Nadège Ngombe Kabamba, coordonnatrice de la plateforme nationale  « Une santé » a fait remarquer, au cours de son allocution, que la RDC est secouée par  la rage en permanence à cause de l’existence des chiens domestiques non vaccinés, errants, sans propriétaire. ACP/Kayu/NiG/MNI