Le calendrier de la session ordinaire de mars adopté en plénière à l’Assemblée nationale

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Kinshasa, 29 mars 2021(ACP).- L’Assemblée nationale a adoptée, lundi, le calendrier de la session ordinaire de mars, au cours d’une plénière dans la salle des Congrès du Palais du peuple.

Le bureau a proposé 18 arriérés législatifs, 3 nouvelles matières dont la proposition de loi portant code numérique, proposition de loi portant l’application du système OHADA, etc.

Dans les annexes, il y a notamment, l’audition du programme du gouvernement et son investiture, la révision de certaines dispositions du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, le contrôle parlementaire et l’examen du rapport annuel de la CENI.

La députée nationale FCC Geneviève Inagosi a proposé d’inscrire parmi les arriérés législatifs, la proposition de loi de feu Lokondo portant création, fonctionnement et organisation de l’Agence de lutte contre la corruption, une manière d’honorer sa mémoire.

Gratien Saint Nicolas Iracan a, de son côté, proposé la mise en place d’une commission spéciale sur l’insécurité dans l’Est du pays et un collectif budgétaire avec l’arrivée d’un nouveau gouvernement.

Christophe Mboso appelle les Congolais à un vrai changement

Le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso N’Kodia Pwanga a, dans son discours d’orientation, appelé à un vrai changement car, a-t-il ajouté, le pays est entré dans une nouvelle ère de changement appelé de tous nos vœux.

« Il ne faut pas que ce changement pour lequel nous nous sommes si tant investis devienne un slogan vide, nu, un vœu pieux, creux, non suivi des réalités. Il devrait être d’urgence sécuritaire, humanitaire, politique et socioculturel », a-t-il dit, ajoutant : « les exigences sécuritaires veulent que la paix et la sécurité soient rétablies dans les provinces issues de l’ancienne province Orientale, celles de l’ancienne province du Katanga, Nord-Kivu et Sud-Kivu, où les groupes armés et les terroristes ADF continuent à décimer notre population ».

Ces activités armées, a-t-il ajouté, s’accompagnent de crimes humanitaires sans précédent, en l’occurrence les déplacements des populations, la paupérisation des citoyens et la famine.

Les Congolais invités à quitter les groupes armés

Le speaker de la Chambre basse du Parlement a, à cet effet, appelé les Congolais à quitter les groupes armés pour prouver leur attachement à la patrie.

« Nous exhortons tous nos compatriotes congolais qui collaborent de près ou de loin avec les groupes armés, toujours actifs dans l’Est de notre pays de les quitter définitivement pour prouver leur attachement à la patrie et leur amour à notre peuple. Il ne faut pas que les Congolais se montrent complices de ceux qui tuent et massacrent à longueur de journée nos frères et nos sœurs », a-t-il dit.

Il a également, fait savoir que l’Assemblée nationale s’emploiera à demander au gouvernement d’accélérer le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion et d’aider les compatriotes qui vont quitter les groupes armés ou arrêter leur complicité avec eux, afin qu’ils aient une occupation digne pour nourrir leurs familles et participer au progrès et au développement du pays.

De son côté, le premier vice-président de l’Assemblée nationale Jean-Marc Kabund a, dans ses éclaircissements, indiqué que le président Christophe Mboso a demandé à toute personne qui serait de mèche avec les groupes armés, d’arrêter cette entreprise.

« Comme vous le savez tous les députés, la situation de l’Est plonge le débat dans tous les sens. Chaque personne a son interprétation, chaque personne donne sa version des faits. Nous avons promis de nous entretenir avec plusieurs personnalités dans le cadre du bureau. Les versions que nous avions entendues, nous ne pouvions pas les mettre sur la place publique. Je ne peux pas vous dire ici ce qui nous a été rapporté par les services des renseignements, par non seulement les services des renseignements congolais mais aussi les pays occidentaux qui ont plus de moyens pour mener des investigations. Je crois que l’appel du Président Christophe Mboso va dans un sens au-delà d’indexer un groupe d’individus, parce qu’il sera demandé des preuves à gauche, à droite (…) Quand on est Congolais, on a l’âme, on est patriote, on ne peut pas être Congolais et participer à la destruction de son propre pays où s’adonner à des actes de criminalité comme ça se passe à l’Est », a expliqué  Kabund. ACP/