La femme doit être artisan de sa propre destinée, selon Me Joël Mbamba Kona

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Kinshasa, 30 mars 2021 (ACP).- La présidente de l’Alliance internationale des femmes avocates (AIFA), Me Joël Mbamba Kona, a déclaré mardi au cours la conférence inaugural de cette institution tenue à l’Hôtel  Léon, dans la commune de la Gombe, que la femme doit-être l’artisan de sa propre destinée et  doit aussi tout mettre en œuvre pour renforcer ses capacités dans ses  domaines d’activités.

Selon Me Joël Mbamba Kona, ce renforcement de capacité n’est pas seulement dans le domaine de l’éducation, mais partout où la femme est impliquée notamment les arts et la musique.

«Pour celles qui sont violentées, elles doivent briser le silence et pour celles qui ne peuvent pas c’est-à-dire les femmes victime de guerre, elles doivent comprendre qu’elles ne sont pas seules, et nous allons nous battre pour porter haut leur voix» a-t-elle indiqué.

Elle estime que la femme doit se débarrasser de tout ce qui ne la permet pas de s’émanciper notamment, l’ignorance, la peur, les obstacles liés poids à la croyance et tant d’autres maux qui sévissent dans la société.

Le bâtonnier national Matadiwamba Kamba Mutu qui est intervenu pense qu’il y a un point commun à toutes les femmes avocates dans le monde qu’elles soient confrontées à des difficultés qui leurs sont propres. Cela est étonnant, d’après lui qu’il y ait des obstacles liées à l’anatomie des personnes d’une même profession alors que la loi n’en fait pas allusion.

C’est juste un problème d’histoire de l’humanité, chacun est créé homme ou femme, la dernière  porte un poids historique. La femme a toujours été stigmatisé par les religions, selon l’histoire, a-t-il révélé » à l’auditoire. Cela se transmet de génération en générations jusqu’à présent. « J’encourage les femmes à se documenter sur l’histoire en dehors du droit, cela l’aidera à comprendre les positions qui la sienne » a-t-il martelé.

Me Lorraine Ngbande Belade, dans son intervention axée sur «l’information c’est le pouvoir», a fait savoir qu’actuellement la connaissance et le savoir sont des éléments indispensable pour la femme. Et la communication et l’information facilitent la diffusion du savoir et de la connaissance. C’est ainsi qu’elle a invité les femmes à s’approprier de la nouvelle technologie de l’information et de la communication.

Par la même occasion, Me Rose Mutombo, est  intervenue sur la question de la « violence faite à la femme », elle a révélé que la violence faite à la femme en RDC est due par différents problèmes que le pays connait notamment les conflits armés et l’arrivé des réfugiés dans le territoire congolais. le gouvernement a réagis à cet effet,  face à ce fléau par la révision du code pénal pour renforcer les sanctions à l’égard des auteurs, la mise en place des stratégies nationales de lutte contre les violences basées sur le genre et tant d’autres, a-t- elle précisé.

Cependant, Me Mutombo a reconnu que des nombreux défis restent à relever tel que  l’éradication des groupes armés opérant dans l’Est du pays et l’exploitation irrégulière des minerais ainsi que les respects des accords de paix signés pas les pays des grands lacs. ACP/FNG/Cfm/GGK/Thd