Le 1 er vice-président de l’Assemblée nationale fixe l’opinion sur l’appel de Christophe Mboso

0
220

Kinshasa, 30 mars 2021 (ACP).- Le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Jean-Marc Kabund A Kabund, a fixé l’opinion sur l’interpellation mal interprétée que Christophe Mboso N’Kodia, président de la chambre basse du Parlement, a faite aux collaborateurs des groupes armés dans son discours d’ouverture de la plénière de lundi, consacrée à l’adoption du calendrier des matières de la session ordinaire de mars 2021.

Selon Jean-Marc Kabund A Kabund, c’est dans un élan de solidarité et par compassion doublées de patriotisme aux populations meurtries des provinces de l’Est, que le speaker de l’Assemblée nationale a lancé cet appel pathétique : « Les exigences sécuritaires veulent que la paix et la sécurité soient rétablies dans les provinces de la  Grande Orientale, Nord et Sud-Kivu ainsi que le Grand Katanga, où les groupes armés et les terroristes ADF continuent à décimer notre population. »

Christophe Mboso N’Kodia avait lancé un appel pathétique à tous les compatriotes congolais impliqués d’une manière ou d’une autre dans le massacre des populations, et exhorté tous les congolais qui collaborent de près ou de loin avec les groupes armés, toujours actifs à l’Est de la RDC de les quitter définitivement pour prouver leur attachement à la patrie et leur amour au peuple Congolais.

A en croire Jean-Marc Kabund, dans son message, le président de l’Assemblée nationale déconseille aux compatriotes Congolais de se montrer complices de ceux qui tuent et massacrent  à longueur de journée nos frères et nos sœurs. Dans ce même ordre d’idées, l’Assemblée nationale, a-t-il dit, s’emploiera à demander à notre gouvernement d’accélérer le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion et d’aider nos compatriotes qui vont quitter les groupes armés ou arrêter leur complicité avec eux afin qu’ils aient une occupation digne pour nourrir leurs familles et participer au progrès et au développement de notre pays ».

Les représentants des populations de l’Est se sont exprimés sans haine, ni rancune. Ils ont néanmoins voulu faire entendre leur voix au sujet de la question de l’insécurité de l’Est.

L’un d’eux s’est exprimé en ces termes : « Nous souffrons à l’Est de la République. Trop c’est trop, à Beni, Lubero Rutshuru, Masisi, Walikale… le massacre dure depuis 25 ans, nous souffrons. Ça doit changer, le gouvernement doit s’investir, s’impliquer dans la recherche de la paix. L’Assemblée nationale doit aussi s’impliquer, l’Est de la République doit être pacifié. Pas de Congo sans l’Est de la République ».

Mis au parfum de l’interprétation erronée que cette interpellation a eu dans l’opinion, le premier vice-président, Jean-Marc Kabund, qui reprenait la police des débats après que Christophe Mboso se soit  retiré du perchoir, a reprécisé la pensée du président Mboso en disant : « La question d’insécurité à l’Est du pays préoccupe tout Congolais épris de justice et de paix. Nous devons tous regarder dans la même direction pour éradiquer cette insécurité qui décime nos frères et sœurs.

Mais je voudrais tout de même expliciter parce que j’ai entendu dans la déclaration que le président de l’Assemblée aurait demandé aux députés de l’Est de quitter les groupes armés. Non, je crois que vous n’avons pas bien compris, comme vous le savez tous, la situation de l’Est plonge et va dans les tous les sens.

Chaque personne a son interprétation. Je crois que l’appel du président Mboso va au-delà de la volonté d’indexer un groupe d’individus parce qu’il est demandé à tout Congolais de s’intéresser à cette question ». ACP/FNG/Cfm /GGK/Thd