Investiture du président Centrafricain pour un deuxième mandat

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Kinshasa, 31 mars 2021 (ACP).-Le président centrafricain  Faustin-Archange Touadéra a prêté serment à l’Assemblé nationale,  mardi 30 mars au matin, pour un deuxième mandat, ont annoncé mercredi les médias locaux, soulignant que parmi les invités, seul son homologue Burundais Ndayetshimiye  était sur place, de même que les Premiers ministres du Rwanda, du Cameroun et du Gabon, alors que l’Angola, le Congo, le Tchad et autres étaient représentés à des différents niveaux.

Dans son discours d’investiture, il a émis le vœu sur le retour à la sécurité, au  terme de ce mandat, pour qu’il n’y ait plus aucun groupe armé actif sur le territoire national. Tandis que la lutte contre l’impunité sera la colonne vertébrale de son mandat, a-t-il  dit.

Pour cela, il a promis de travailler avec tous les citoyens, quelle que soit leur appartenance politique, ethnique ou religieuse et a réitéré son engagement à organiser sous peu un dialogue, car, selon lui,  l’opposition a un rôle à jouer dans l’ancrage de la démocratie centrafricaine.

Le chef de l’État a aussi longuement remercié ses partenaires étrangers pour leur appui dans cette période de crise, y compris – et c’est notable – les pays voisins de la Centrafrique.

Pour sa part, la présidente de la Cour constitutionnelle avait, dans son discours,   invité le chef de l’État réélu à renforcer sa coopération avec ses pays voisins, dans le respect mutuel. Danièle Darlan, qui a également, au cours d’un discours applaudi, demandé au président de ne pas écouter les sirènes de ceux qui tenteront  de lui éloigner de l’essentiel,  notamment du peuple qui est  sa force.

 La tâche est immense et difficile mais vous avez les moyens constitutionnels et légaux pour l’accomplir. N’écoutez pas le chant des sirènes, je veux parler de ceux qui tenteront, pour servir leurs propres intérêts, de vous amener à oublier ce pourquoi le peuple vous a élu, qui tenteront de vous détourner de l’essentiel, qui est la République et le peuple…

La présidente de la Cour constitutionnelle, a souligné que les  grands défis  qui attendent le président Touadéra. Premier de ces défis, et pas des moindres : rétablir la sécurité et l’intégrité territoriale de la Centrafrique. La contre-offensive menée par l’armée nationales et ses forces alliées, a permis de chasser les rebelles de la plupart des villes dont ils avaient pris le contrôle en décembre mais, la guerre n’est pas finie et les positions restent précaires.

Autre défi, pour un retour durable à la paix, lutter contre l’impunité qui alimente les cycles de violences. A ce sujet, le chef de l’Etat a promis une réforme profonde du secteur de la justice.

Sur le volet politique, Faustin Archange Touadéra va devoir rassembler, outre les groupes armés, l’opposition  qui continue de contester sa réélection. La principale coalition d’opposant du pays a d’ailleurs boycotté son investiture. Lui a répété sa promesse de tenir bientôt un dialogue national. ACP/Kayu/KJI