La FEC et la CVM scellent un partenariat pour la création d’une redevance additionnelle d’appui au dragage

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Kinshasa, 31 mars 2021 (ACP).- La Fédération des entreprises du Congo à travers son Comité professionnel des agents maritimes (CPAM) et la Congolaise de voies maritimes (CVM) ont signé  mardi à Kinshasa, un contrat de collaboration pour la création et la gestion d’une redevance additionnelle et conventionnelle d’appui au dragage, a appris mercredi l’ACP du   patronat congolais.

Selon l’Administrateur délégué de la FEC, Kimona Bononge, ce contrat vise l’appui des travaux de dragage afin d’améliorer la navigabilité dans le bief maritime du Fleuve Congo. Ce qui permettra aux navires de haute mer de desservir, en toute sécurité, les ports de Boma et de Matadi, dans la province du Kongo Central.

La source indique que ce contrat est conclu pour une durée de 6 (six) ans, renouvelables par reconduction expresse après avis favorable à la suite d’une évaluation faite par les deux partenaires. Deux axes déterminent les modalités de collaboration de ce contrat à savoir, l’appui à l’exécution des travaux de dragage ainsi que l’acquisition d’une drague neuve, et des équipements connexes.

 La part de responsabilité de chaque partie signataire

La même source précise que dans ce contrat, la FEC apporte des moyens financiers à travers ses membres qui paient la redevance additionnelle et conventionnelle d’appui au dragage (RACAD), soit la somme de 2,40 (deux, quarante cents) euros. Cette somme constitue ainsi une quotité supplémentaire de recettes additionnelles qui seront mises à la disposition de la CVM.

La RACAD sera alimentée par la quotité additionnelle à la redevance de navigation et sera payée par les armateurs des navires, à travers leurs agents maritimes, sur base d’une facture émise par la CVM suivant un taux bien fixé. Ce taux est de 0,50 (cinquante cents) euros par TJB pour le navire se limitant à Banana ; 1,6 (un, 6 cents) euros par TJB pour le navire qui se limite à la boue 16 ; 1,2 (un, deux cents) euros par TJB ; 2,1 (deux, un cents) euros par TJB pour le navire empruntant la zone divagante.

La même source ajoute que cette tarification sera coulée sous forme d’un arrêté interministériel.

« La part de la CVM, avec la signature de ce contrat, ce sont les bases de la relance de l’entreprise qui sont posées. C’est ce qui a longtemps manqué à la CVM pour pouvoir entretenir efficacement les biefs maritimes. Nous avons acquis une drague performante. Comme vous le savez, ce qui manquait ce sont plus les équipements et les moyens financiers. Avec cet accord, nous aurons des recettes supplémentaires pour lui permettre d’assurer son travail. Avec la nouvelle drague débaptisée FATSHI qui a été mise en service au mois de mars 2020, nous avons les assurances qu’elle répond de manière satisfaisante aux travaux à faire sur le bief maritime. Cette drague réalise 30.000 (trente mille) mètres cubes par jour, au lieu de 20 000 (vingt mille) mètres cubes par mois réalisé jadis avec l’ancien partenaire qui travaillait nuit et jour avec la CVM », a déclaré la directrice générale de la CVM, Christine Tissé.

La CVM a donc le devoir d’assurer un travail de qualité, de manière à rentabiliser ces nouvelles recettes qui permettront des nouvelles acquisitions, a-t-elle indiqué, avant d’ajouter qu’après  la signature dudit contrat, des comptes séquestrés seront créés dans quelques banques de la place où seront logées et gérées les recettes des  nouvelles redevances.

Pour rappel, auparavant la CVM avait signé auparavant un contrat de partenariat public-privé de 10 (dix) ans avec la firme Trading qui a été résilié unilatéralement par cette dernière. ACP/Kayu/KJI