Une actrice sociale exhorte les femmes à prendre en mains leur destinée

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Kinshasa, 31 mars 2021 (ACP).- La présidente de l’Alliance internationale des femmes avocates (AIFA), Me Joëlle  Mbamba Kona a exhorté les femmes à prendre en mains leur propre destinée, fort de leurs atouts dans différents domaines de la vie, au cours d’une matinée d’échange organisée mercredi  dans la commune de la Gombe, pour clôturer les activités liées au mois de la femme.

Me Joëlle  Mbamba  a saisi l’occasion pour plaider en faveur d’un renforcement permanent des capacités de la femme dans tous les secteurs notamment celui des arts et de la musique alors que toute l’attention est accordée au domaine de l’éducation.

S’adressant aux femmes victimes des violences et d’abus sexuels, l’avocate les a encouragées avant d’apporter un réconfort moral à celles qui souffrent des affres de la guerre.

Elle estime que la femme doit se débarrasser de tout ce qui bloque son émancipation notamment, l’ignorance, la peur et les obstacles liés à la coutume, sans oublier d’autres avatars .

Le bâtonnier national Matadiwamba Kamba Mutu a, dans son intervention,  reconnu l’existence d’un point commun à toutes les femmes avocates dans le monde, à savoir qu’elles  se trouvent confrontées à des réalités qui leur sont propres. «Cela est étonnant, d’après lui qu’il y ait des obstacles liées à l’anatomie des personnes d’une même profession alors que la loi n’en fait pas allusion.

C’est juste un problème d’histoire de l’humanité, chacun est créé homme ou femme, la dernière  porte un poids historique. La femme a toujours été stigmatisé par les religions, selon l’histoire»,  a-t-il indiqué à l’auditoire. Cela se transmet de génération en générations jusqu’à présent. «J’encourage les femmes à se documenter sur l’histoire en dehors du droit, cela l’aidera à comprendre les positions qui la sienne» a-t-il ajouté.

De son côté Me Lorraine Ngbande Belade, dans son message axé sur «l’information c’est le pouvoir», a fait savoir qu’actuellement la connaissance et le savoir sont des éléments indispensable pour la femme. Et la communication et l’information facilitent la diffusion du savoir et de la connaissance. C’est ainsi qu’elle a invité les femmes à s’approprier de la nouvelle technologie de l’information et de la communication.

Par la même occasion, Me Rose Mutombo, a intervenu sur la question de la «violence faite à la femme», elle a révélé que la violence faite à la femme en RDC est due par différents problèmes que le pays connait notamment les conflits armés et l’arrivé des réfugiés dans le territoire congolais. «Le gouvernement a réagi à cet effet,  face à ce fléau par la révision du code pénal pour renforcer les sanctions à l’égard des auteurs, la mise en place des stratégies nationales de lutte contre les violences basées sur le genre et tant d’autres, a-t- elle précisé.

Cette matinée a connu la participation de plusieurs intervenants qui ont abordé plusieurs thèmes à savoir : «violences faites à la femme, bilan et perspectives » et « l’entrepreneuriat à l’ère du numérique». ACP/Kayu/KJI