Le Soudan met en garde contre le danger de la deuxième mise en eau du barrage sur le Nil Bleu par l’Ethiopie

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Kinshasa, 1 avril 2021 (ACP).-  Le gouvernement soudanais a mis en garde mercredi contre le danger de la mise en œuvre par l’Ethiopie de la deuxième mise en eau du grand barrage de la Renaissance (GERD) en Ethiopie, sur le Nil Bleu, a-t-on appris des médias internationaux.

La ministre soudanaise des Affaires étrangères, Mariam Al-Sadiq Al-Mahdi, a examiné avec l’envoyé spécial des Etats-Unis au Soudan, Donald Booth, l’évolution de la situation concernant la question du GERD, a indiqué son ministère dans un communiqué. La cheffe de la diplomatie soudanaise a exhorté les Etats-Unis à s’engager dans une négociation constructive qui engage la partie éthiopienne à ne pas mettre en eau le GERD sans le consentement des autres parties concernées, selon le communiqué.

  « Les actions unilatérales de la partie éthiopienne ont sapé la confiance mutuelle entre les deux pays », a affirmé Mme Al-Mahdi, citée dans le communiqué.

 « Le Soudan a recouru à la médiation quadripartite après avoir appris que l’Ethiopie cherchait à gagner du temps pour achever le processus de la deuxième mise en eau du barrage, ce qui ne devrait pas être toléré », a-t-elle fait remarquer. M. Booth, pour sa part, a souligné l’importance de parvenir à un accord contraignant et satisfaisant pour toutes les parties sur la question du GERD, selon le communiqué.

 En outre, il a précisé que les Etats-Unis pouvaient fournir le soutien technique nécessaire au dossier pour sortir de cette crise avec des positions satisfaisantes pour toutes les parties, ajoute le communiqué.

 Auparavant, le Soudan avait proposé une médiation quadripartite incluant les Nations Unies, l’Union européenne, les Etats-Unis et l’Union africaine, sur la question du GERD.

L’Ethiopie a officiellement annoncé sa décision de rejeter la médiation quadripartite.

En février, l’Ethiopie a déclaré qu’elle procéderait en juin à la deuxième phase de la mise en eau du GERD, soit 13,5 milliards de mètres cubes. L’année dernière, le volume de la première phase de mise en eau avait atteint 4,9 milliards de mètres cubes. ACP/C.L/Awa