Plaidoyer pour des réformes politiques en vue de baliser le chemin du développement

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Kinshasa, 1 avril 2021 (ACP).- Le président du Conseil économique et social, Jean-Pierre Kiwakana Kimayala, a exprimé la nécessité d’opérer des réformes politiques courageuses afin de mieux baliser le chemin vers un développement inclusif, dans son discours à l’ouverture jeudi, de la session ordinaire d’avril 2021.

Pour Jean-Pierre Kiwakana cette session, bien qu’elle soit principalement budgétaire, selon l’article 86 de règlement d’ordre intérieur du Conseil, elle fera l’objet des réflexions profondes à la hauteur des besoins sociaux, enjeux et attentes du peuple congolais.

« Toutes ces réflexions devront s’inscrire dans le souci de placer la RDC et son peuple au centre, non seulement pour des préoccupations à relever, mais aussi de l’action à mener pour qu’il espère sortir de la pauvreté », a-t-il soutenu.

Dans cette perspective, a-t-il ajouté, la session sera focalisée prioritairement sur, l’éducation de base, la gouvernance et la souveraineté, la restauration de l’autorité de l’Etat, la régulation de la circulation routière, la redynamisation du service national.

Jean-Pierre Kiwakana a saisi cette opportunité pour relever quelques points qui, selon lui, doivent faire des priorités du gouvernement Sama Lukonde.

Il s’agit notamment de la sécurité, santé, économie, finances,  fiscalité,  justice et éducation.

Tout en insistant sur la paix et la sécurité  qui doivent revenir sur le territoire national, surtout dans l’est du pays, il a appelé à la conjugaison des efforts  entre les gouvernants, les autorités sanitaires et scientifiques pour trouver des réponses adéquates à la COVID-19.

« Au-delà des efforts fournis par le gouvernement pour limiter la propagation de cette pandémie, il reste indispensable que la confiance  soit maintenue  entre nos gouvernements, nos autorités sanitaires ainsi que nos autorités scientifiques », a-t-il dit.

A propos de l’économie, il a fait savoir que la conjoncture avec la montée  des cours de certaines matières poussent à l’optimisme.

« C’est par la force de notre économie que dépendra le respect absolu de notre souveraineté car, il n’y a pas de souveraineté absolue sans prise de contrôle de son économie ; condition sine qua non pour déterminer, planifier et gérer ses priorités de développement en commençant par l’éducation », a-t-il souligné.

Sur le plan des finances publiques, il a fait savoir que la vie sociale des compatriotes est fortement impactée par le taux de change fluctuant et diversifié du franc congolais selon les entreprises et les lieux.

Il a ainsi appelé à l’unification et la maîtrise du taux de change qui, selon lui, contribuera à la stabilisation du panier de la ménagère.

Concernant les réformes fiscales, le Conseil économique et social, a-t-il dit, préconise l’ouverture d’une concertation entre le gouvernement et le secteur privé afin d’aboutir à la signature d’un  pacte de bonne gouvernance sur le plan fiscal.

Sur le plan juridique, il a appelé à la réforme du pouvoir judiciaire.

« Nos magistrats sont compétents, mais il leur faut u cadre propice à l’exercice de leur fonction », a-t-il dit.

Tout en saluant l’initiative du Président de la République Félix Tshisekedi, de rendre l’enseignement de base gratuit, il a demandé à l’administration de veiller à ce que cette mesure salutaire ne soit mise en place au détriment de la qualité.ACP/ GGK