Un atelier de mutualisation des stratégies de lutte contre la criminalité liée aux espèces protégées en RDC

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Kinshasa, 06 avril 2021 (ACP).- Le système des Nations Unies en RDC et l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), jouant également le rôle d’organe de gestion CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et flore sauvages menacées d’extinction)/RDC, ont organisé mardi à Kinshasa, un atelier de mutualisation des stratégies de lutte contre toutes les formes de criminalité liée aux espèces protégées en RDC.

Pour le coordonnateur du Système des Nations Unies en RDC, M. Georges Edouard Rios, cet atelier a permis de discuter de la mise en cohérence des différentes stratégies mises en place avec la politique pénale de la RDC, conformément à ses engagements internationaux, pour lutter efficacement contre la criminalité liée aux espèces protégées.

Il a souligné également que cet atelier reflète une volonté politique et un engagement à se conformer aux normes internationales et à l’atteinte des objectifs de développement durable.

Le conseiller juridique principal de l’ICCN et coordonateur de l’Organe de gestion CITES, le Pr Augustin Ngumbi Amuri a fait un bref exposé de l’Organe de gestion CITES/RDC. Il a rappelé le rôle essentiel de la CITES qui est celui de veiller à ce que le commerce des espèces protégées soit légal, durable et traçable. Il a souligné que ce rôle ne peut être accompli qu’en synergie avec les autres services de l’Etat, principalement la Douane, l’OCC, la police nationale, les services spécialisés, les services de sécurité ainsi que la justice.

Le Pr Ngumbi a souhaité qu’au terme de cet atelier le gouvernement congolais puisse accorder une place de choix à la lutte contre la criminalité organisée liée aux espèces sauvages, aux forêts et aux autres ressources naturelles de la RDC. Il a précisé que la politique menée par l’organe de gestion CTIES, surtout en matière de délivrance de permis, rime avec la politique du Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo de lutter contre la corruption, les antivaleurs et les autres mauvaises pratiques.

Cet atelier déclaré ouvert par le représentant du vice Premier ministre, ministre de l’intérieur, a connu la participation plusieurs personnalités parmi lesquelles le représentant de l’Union Européenne (UE) qui a été félicité pour l’appui constant de son institution au renforcement des capacités nationales et internationales des forces d’application de la loi, des procureurs et du système judiciaire contre la criminalité liée aux espèces sauvages et le trafic illicite des ressources naturelles. ACP/