France : le premier confinement du printemps 2020 a évité 3.500 décès liés à la pollution atmosphérique

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Kinshasa, 14 avril 2021 (ACP).- Le premier confinement sanitaire au printemps 2020 a permis d’éviter 3.500 décès liés à la pollution atmosphérique, ont rapporté mercredi, les médias internationaux, citant  une étude publiée mercredi par l’agence Santé publique France (SPF).

Ces résultats «soulignent que les baisses ponctuelles des niveaux de pollution au printemps 2020 ont été associées à des bénéfices non négligeables pour la santé avec environ 2.300 décès évités en lien avec une diminution de l’exposition de la population française aux particules ambiantes», a-t-elle indiqué, ajoutant que «1.200 décès avaient été évités en lien avec une diminution de l’exposition au dioxyde d’azote».

Selon SPF, ces bénéfices sont majoritairement dus « à des effets évités à plus long terme (diminution de la contribution de la pollution au développement de pathologies conduisant au décès) et dans une moindre mesure à des effets évités à court terme (décompensation de pathologies préexistantes) ».

A ses yeux, « une action volontariste sur la réduction des émissions de polluants dans l’air se traduit par une diminution sensible de l’impact de la pollution atmosphérique sur la santé, et la mortalité en particulier ». Et d’appeler les pouvoirs publics « à poursuivre durablement les efforts de réduction de toutes les sources de pollution ».

L’agence estime que certains enseignements issus de l’analyse du confinement du printemps 2020 « sont ou peuvent déjà être capitalisés ». Ainsi, « la baisse du trafic dans les zones urbaines ou la diminution des émissions industrielles sont des leviers efficaces déjà déployés ou en cours de déploiement. En termes de changements comportementaux, le télétravail ou les modifications de modes de déplacement sont vraisemblablement appelés à se pérenniser au sein de la société française », préconise-t-elle.

Dans le reste de son étude, SPF note que sur la période 2016-2019, il y a eu 40.000 décès liés à la pollution aux particules fines, soit 7% de la mortalité en France. Elle montre également une légère amélioration depuis la précédente étude parue en 2016 portant sur les années 2007-2008, avec 8.000 victimes de moins chaque année entre 2016 et 2019, soit 2% de moins. ACP/Kayu/FMB