Le transport en commun à Kinshasa nécessite une rigoureuse régulation des tarifs

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Kinshasa, 15 avril 2021 (ACP).- Le transport en commun dans la ville de Kinshasa nécessite une rigoureuse régulation des tarifs de la part des autorités urbaines, en vue de leur application par les transporteurs sur les différents tronçons exploités à travers la ville, a constaté l’ACP jeudi au niveau de différents parkings.

Selon ce constat, les prix de différentes courses sur lesdits tronçons précités sont fixés suivant la demande des usagers au parking au mépris de la réglementation en vigueur fixant le prix de chaque course. Les tarifs sont soit, soit le doublés ou triplés par rapport à ceux de l’Hôtel de ville, sous l’appellation (Zando direct, abonnés,  groupe express et d’autres noms qui ne sont connus que par les exploitants du tronçon.

Pour maximiser les recettes, les transporteurs recourent aux sectionnements des trajets en deux ou trois par trajet ce, avec de différents tarifs aux heures de pointe, notamment le matin de 6h00’ à 9h00’ et le soir de 16 h00’ à 20h00’.

Ceux qui exploitent le tronçon Pompage (commune de Ngaliema)-Zando (marché central), dans la commune de Gombe demandent 1.000 (mille) FC la course, Université Pédagogique nationale (UPN)-Zando 2000 (deux mille) FC et Delvaux 1.500 (mille cinq cents) et Binza-Barré- Zando 1000 (mille) FC sous l’appelation Zando direct.

Ces mêmes transporteurs procèdent également par le sectionnement du trajet, soit Zando-Magasin Kintambo (1.000 FC) et Magasin-UPN, Magasin-Pompage, Magasin-Binza-Barré et Magasin-Delvaux (1.000FC), pour les usagers de la partie Ouest de la capitale.

En ce qui concerne la partie Est, certains transporteurs procèdent de la même manière, mais cette fois-ci, en passant par Rondpoint victoire (1.000 FC), Victoire-Quartier 1 N’djili (1000) FC  et Quartier 1 N’djili-Kingasani 500 FC, d’autres passent par Zando- 7ème rue Limete ; Limete Quartier 1 N’djili puis Kingasani.

Cependant, effectuer un déplacement dans la ville de Kinshasa implique actuellement beaucoup des frais à engager et constitue pour les travailleurs un calvaire, étant donné que les indemnités des transports n’évoluent pas avec le tarif fixé en commun ni avec des sectionnements des trajets.

Les causes du non-respect de la réglementation

Par ailleurs, ce constat fait par l’Agence congolaise de presse révèle que les embouteillages créés à cause de plusieurs modes des transports sur une voie à savoir les motos, pousse-pousse, chariot et véhicule constituent également un goulot d’étranglement pour le trafic à travers la ville de Kinshasa.

A ces causes, s’ajoutent l’incivisme des transporteurs et l’absence du contrôle par les autorités du secteur des transports. Les usagers en appellent, par ailleurs, au gouvernement tant national que provincial  à s’impliquer pour des solutions qui ne fragilisent pas le panier de la ménagère du fonctionnaire de l’Etat. ACP/Kayu/AWA