Lancement ce vendredi à Kinshasa du site web du ministère de l’Agriculture

0
300

Kinshasa, 23 avril 2021 (ACP).- Le ministre sortant de l’Agriculture, Jean Joseph Kasonga Mukuta, s’est réjoui de voir le pays se lancer dans la vision de l’émergence du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, orientée vers le numérique dans le secteur agricole et les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC).

Il l’a déclaré, vendredi, au cours de la cérémonie du lancement officiel du site web de son ministère au croisement du Boulevard du 30 juin et l’avenue Matetela dan la commune de la Gombe.

Dans son mot de circonstance lu par son représentant, le ministre de l’Agriculture a remercié tous ceux qui ont contribué à la relance de cet outil incontournable de travail, dans le cadre de la visibilité de cette institution qui, depuis belle lurette, n’avait plus une vitrine pour valoriser le secteur agricole.  Il a exprimé sa profonde gratitude aux partenaires techniques et financiers du gouvernement congolais, notamment la FAO à travers le projet Alliance mondiale des terres arides (GDA), pour son appui à la relance de ce site web et tous ceux dont d’une manière ou d’une autre appuient le ministère dans le secteur à travers le territoire national.

Selon le ministre Jean Joseph Kasonga, la mise en place d’un portail de données agricoles, visant à mettre à la disposition des utilisateurs des données à vocation agricole dans le but de favoriser l’innovation ouverte en matière de service à l’agriculture s’avère important.  « Ce portail se propose d’être une référence numérique de la présentation des acteurs, d’évolution des projets des bailleurs des secteurs d’actions, de récolte des avis et considérations de parties prenantes dans différents projets et surtout de permettre aux utilisateurs d’accéder aux informations du secteur », a-t-il poursuivi.

C’est dans ce cadre que le ministère de l’Agriculture par l’entremise de son service technique de la Direction archives et nouvelles technologies de l’information et de communication (DANTIC) en collaboration avec la FAO, travaille depuis plusieurs mois sur le site web. Ce site, a-t-il précisé, était subdivisé en trois phases notamment, la conception, en passant par la collecte et la validation des données jusqu’au renforcement des capacités des webmasters formés dernièrement à Kisantu.

Les bénéficiaires de ce site web exhorté à le gérer en bon père de famille

Le représentant de la FAO, Aristide Ongone Obame, a exhorté les bénéficiaires de ce site web à le gérer en bon père de famille en vue de diffuser des informations pertinentes actualisées sur le travail du ministère en faveur de la sécurité alimentaire, du développement du secteur agricole et du contenu des missions réalisées sur le terrain. « Je suis convaincu que ce site internet va assurer la visibilité de tous les projets mis en œuvre par le Gouvernement en collaboration avec les différents partenaires du secteur agricole », a-t- il souligné.

Parlant de la genèse du projet, Aristide Ongone a indiqué que pour appuyer ce processus de relance du site web du ministère, la FAO a recruté un consultant national web designer qui a travaillé avec la DANTIC du ministère de l’Agriculture, pour la conception du site.  La FAO a ensuite financé un atelier en novembre 2020 pour la constitution d’une base de données du contenu du site web de ce Ministère, avant de signaler que son agence  a également doté le Ministère de tous les équipements essentiels, a-t-il rappelé.

Il a, par ailleurs, indiqué que c’est grâce au financement du Fonds national pour la réduction des émissions des gaz à effet de serre dues à la déforestation et dégradation des forets (FONAREDD), que la FAO appuie depuis 2019, le ministère de l’Agriculture dans l’élaboration et la mise en œuvre d’une politique agricole nationale durable, afin de contribuer à l’atteinte de l’Effet 1 du Plan d’investissement REDD+, notamment les investissements agricoles respectueux de la forêt et susceptibles d’améliorer les moyens d’existence des populations rurales et des personnes vulnérables et marginalisées.

ACP/ Tekitila et Kabula/NIG