Les dérapages dans les médias autour d’une séance de travail au gouvernorat de province du Kasaï-Oriental

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Mbuji-Mayi, 23 avril 2021 (ACP).- Les dérapages médiatiques à Mbuji-Mayi, plus précisément dans une station de radio, ont constitué l’essentiel d’une séance de travail que le gouverneur intérimaire du Kasaï-Oriental, Jeannette Longa Muswamba a présidé, dernièrement, dans la salle des réunions de cette institution provinciale, à l’attention des directeurs des programmes  des organes de presse de cette métropole.

Au cours de cette réunion élargie au ministère provincial des Médias, aux instances d‘autorégulations et régulations  des médias notamment l’OMEC, le CSAC et l’UNPC ainsi que les responsables des médias publics en l’occurrence l’ACP et la RTNC, l’autorité provinciale a présenté à l’assistance son inquiétude  sur les messages d’incitation à la haine tribale, intoxication et des propos injurieux distillés dans une radio périphérique.

A cet effet, Jeannette Longa a appelé tous les responsables des médias à plus de professionnalisme, avant d’émettre le vœu de l’organisation des séances de recyclage et de formation en techniques journalistique, à l’engagement dans la profession des personnes compétentes et formées en vue d’éviter, dans le cas d’espèce, l’avènement des radios « mille collines », dans l’intérêt de la jeunesse.

La cheffe de l’Exécutif provincial a aussi invité les services techniques et spécialisés des médias  à relancer le cadre de concertation, pour un bon assainissement de l’espace médiatique.

Dans ces échanges, les directeurs des programmes de radios  et télévision ont fustigé le laxisme des instances d’autorégulation et régulation à l’endroit de certains organes, qui s’évertuent à enfreindre la loi avant de demander au gouvernement provincial, la signature de contrat de partenariat entre la province et les médias, la subvention des médias privés, l’accréditation des journalistes au gouvernorat et le financement de la gestion de la COVID-19 dont aucun média n’a bénéficié.  A  cette occasion, le ministre provincial des Médias, Denis Kalombo, relayé par le CSAC, l’OMEC  et le chef de division des médias, a laissé entendre que les directeurs des programmes ont une grande part de responsabilité dans ces dérapages dans la mesure où ils sont pénalement responsables du son et de l’image dans leurs organes. ACP/